|  | |  | | Photo Philippe Rayroud | |
Presque donné pour mort il y a cinq jours, le Lion lausannois s’est remis en chasse hier suite à un premier point glané au stade de glace dans la semaine. Ce succès n’aurait cependant eu de sens qu’avec une confirmation dans cet acte IV.
Première constatation, les effectifs ont changé. Du coté vaudois, Zarley Zalapski et Sandro Abplanalp sont blessés. Dans la maison biennoise, la situation fut plutôt alarmante avant d’aborder ce match. En effet, outre Martin Steinegger toujours blessé, Sébastien Bordeleau et Thomas Nüssli sont malades. Une situation bien chaotique donc pour Kevin Schläpfer, qui préféra assigner Eric Himelfarb et Rico Fata au rôle de mercenaires. En choisissant deux étrangers offensifs, dont un à licence B, le tacticien biennois envoya Ric Jackman, mais aussi Jordane Hauert en tribunes et présenta une équipe avec cinq réels défenseurs. Un choix bien curieux qui se révélera être finalement mauvais.
C’est dans une ambiance chaleureuse que la partie débuta. Bien que crispées, les deux équipes se procurèrent tour à tour des occasions. Les Seelandais se montrèrent les plus entreprenants en début de partie, mais les offensives de Rico Fata ou celle de Stefan Tchannen n’aboutirent pas grâce à Gianluca Mona, qui confirma son retour en grande forme après deux premiers actes plutôt délicats.
Les parades du portier lausannois mirent ses coéquipiers en confiance et donc, Tremblay & Co prirent le relai en mettant plus de pression sur la cage de Rero Berra. Ce dernier fut d’ailleurs bien mal inspiré à la 9ème minute en envoya la rondelle dans le filet de protection. Puis une possibilité à 5c4 que les Vaudois ne manquèrent pas par l’intermédiaire d’Alain Miéville, qui reprit un rebond de la bande suite à un premier lancer de Larry Leeger. Depuis le début de la série, l’équipe qui ouvrit la marque remporta l’enjeu. De là à dire que Lausanne avait fait le plus dur à ce moment de la partie….
Et pourtant, l’ouverture à la marque fut une nouvelle fois déterminante. Mené d’une longueur, Bienne ne déméritait pas. Mais amputée de trois leaders, la formation bernoise sembla manquer de repères et multiplia les approximations et balbutia même son hockey, manquant singulièrement d’implication.
Une sortie de zone bien mal négociée offrit même le second but au quatrième trio lausannois grâce à Marvin Frunz, bien servi pat l’opportuniste Gaétan Augsburger et l’heure du thé fut la bienvenue pour les pensionnaires de NLA qui étaient dans leurs petits patins.
Kevin Schlâepfer n’a certainement pas dû trouver les bons mots dans les vestiaires. En effet les Biennois ne manifestèrent aucune révolte au retour de la pause. Au contraire, c’est Lausanne qui profita d’une nouvelle supériorité numérique pour alerter Reto Berra, sans conséquence pour autant.
Néanmoins le momentum resta du coté des pensionnaires de Malley et c’est sur une action de rupture qu’Alain Miéville servit Alex Tremblay pour mettre la patinoire en transe. Avant la mi-match, la messe semblait dite.
En effet, Lausanne contrôla le jeu avec une grande maitrise, la défense annihila les offensives seelandaises. Lorsque ces derniers eurent néanmoins des occasions, Gianluca Mona effectua des parades déterminantes. Et si Mona était battu, les montants vinrent au secours des Lausannois, comme vers la mi-match, lorsqu’un tir de Rico Fata toucha le dessous de la barre transversale avant de rebondir vers l’extérieur.
Pour revenir, Bienne se devait de marquer le plus rapidement possible dans l’ultime période. Unis, les Lausannois ne lâchèrent pas leur os et procédèrent plus que par contre pour lancer les offensives. Voyant que rien ne serait possible ce soir, le HCB traina son spleen sur la glace avec comme chef de file Eric Himelfarb. Si le Canadien présente des qualités de vitesse et de technique indéniable, son implication pour l’équipe reste peu louable.
Dès lors on se demande toujours quel mouche a pu piquer Kevin Schläpfer d’avoir habillé un joueur qui semble si peu concerné par le destin de son équipe. De l’autre coté, Jonathan Roy et Alex Tremblay furent à créditer d’un bon match. Plus complémentaires qu’à l’accoutumée, la paire canadienne pesa sur le jeu à tel point que l’énième puck récupéré en zone neutre par Roy propulsa Tremblay en position adéquate pour plier l’affaire: en un coup de rein, le capitaine lausannois prit de vitesse la défense biennoise, ainsi que le portier Berra pour le 4 à 0.
Revenu de nulle part dans cette série, Lausanne doit aller chercher le point du cinquième match au Seeland pour être vraiment sur orbite. Les joueurs de la capitale vaudoise doivent profiter rapidement du moral moribond des Biennois, qui sont dans une situation bien inquiétante; Kevin Schläpfer retrouvera t-il une nouvelle fois les bons mots pour remobiliser ses troupes? Rien n’est moins sûr… |