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20:00
vs
Match terminé

SCL TIGERS - Les légendaires trous de notre Emmental AOC

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Prétexte SCL Tigers_2022
— Photo © Laurent Daspres

Cet hiver, à défaut de mettre un tigre dans son moteur, il sera possible de s’en remplir l’estomac à bon marché. À table! C’est ce dont peuvent  à priori se réjouir tous les adversaires des SCL Tigers. Jamais encore le bilan de leurs rencontres de préparation face aux adversaires de la catégorie n’aura été un tel désastre.  5 parties, 5 défaites et surtout 3 misérables buts inscrits pour 20 reçus!

Plus lourd: 180 minutes et pas une seule réalisation dans les trois dernières rencontres (GSHC aux Vernets 0-4, Ajoie à Porrentruy 0-3 et Lugano à domicile 0-3 bis). Au plus mortifiant de ces revers, celui face aux désignés très modestes jurassiens, viennent s’ajouter deux constats alarmants.

Le premier est presque irréel: sur l’ensemble de ces cinq matches (les deux autres ont été contre Ambri-Piotta et le SCB), l’équipe nouvellement dirigée par Thierry Paterlini a disposé de... 45 minutes et 27 secondes (!) de supériorité numérique sans marquer!  Un chiffre pour le Guinness Book.  Le second est que Langnau s’est aligné presque à chaque fois avec l’intégralité de sa légion étrangère (seul Grenier a manqué à l’appel à deux reprises)!

Un tableau qui laisse perplexe

Les pensionnaires de l’Ilfis n’auront laissé une fiche satisfaisante qu’exclusivement lors de leur toute première sortie, une courte défaite 3-4 face aux à l’Aigle (Adler) de Mannheim, assortie d’un but en... PP, on ose à peine l’écrire sans sourire!  La seule petite victoire sur un identique 4-3 face au Langenthal de la division inférieure apparaît même aggravante par sa marge aussi indigne qu’elle est infime.

Cet épouvantable tableau laisse gravement perplexe. L’auraient-ils voulu que le peindre ainsi eût été un défi! On est à la limite de la question:  un entraîneur peut-il être remercié avant même que la saison n'ait débuté?!  Parce que là, le plus sérieusement soit dit...

On sait à quel point l’insuffisance d’un banc suisse dans l’Emmental est un problème récurrent et malheureux. Ôtez-lui encore un blessé d’importance, un prometteur Patrick Petrini ou Keijo Weibel (nota bene ce qui a été partiellement le cas) et l’exercice devient presque insoluble. Il est donc impératif que les 6 imports transcendent ce collectif trop réduit. La qualité du sextet présent dans l’Emmental est une AOC indiscutable. Mais le peuvent-ils ?                                

Stratégie du désespoir?

Et si en définitive Langnau a-t-il cherché avant tout à dissimuler un effet de surprise? Dans la vallée, les optimistes l’espèrent sans doute. Le public sera très rapidement renseigné sur le réel potentiel puisqu’au ZSC le vendredi d’ouverture à Langnau succédera immédiatement le déplacement à Zoug le lendemain!