Rossi, ce "demi-Suisse" qu'on envie à l'Autriche

21/08/2021 à 15:06:37Planète Hockey / RÉD   Article vu 2 605 fois
© Photo Archives - Marco Rossi: après avoir signé, il faut jouer maintenant!

Et si l’on avait la possibilité de voir Marco Rossi aux côtés de Kevin FIala et Mats Zuccarello, par exemple, au sein d’un trio majeur d’attaque du Wild? Scénario très optimiste, il est vrai, tant Minnesota à l’air de vouloir prendre son temps avec sa nouvelle recrue-vedette, mais pas si farfelu que cela si l’on se penche sur les perspectives à court-terme.

Choisi au neuvième rang du repêchage 2020 de la Ligue nationale de hockey, l’attaquant autrichien peut nourrir l’espoir de se tailler une place au sein de la formation régulière du Wild. Cette saison déjà? De l’avis des observateurs de la Ligue Nationale, Rossi était sans doute un des seuls premier tour de Draft à pouvoir être utilisé au plus haut-niveau dès le début 2021. 

Pas mal pour le cinquième Autrichien de l’histoire à avoir obtenu son laisser-passer en première ronde. Mais il faut dire aussi qu’il n’a pas laissé plâner le moindre doute sur ses aptitudes statistiques: le bonhomme a compilé 207 points en 126 rencontres avec les 67’s d’Ottawa, dans la Ligue junior de l’Ontario (OHL), pendant le deux dernières campagnes. Soit en 2028/19 et 2019/20. Du dernier exercice, on ne retiendra qu'un seul match joué avec les ZSC Lions avant d'attraper le Covid et son cortège de complications.

Le rêve d'enfance de tous les Autrichiens

En gros, lorsqu'il peut jouer, le voici aussi convaincant que ses quatre compatriotes à avoir fait frissonner le milieu par le passé: Thomas Vanek (5e en 2003), Michael Grabner (14e en 2006), Andre Burakovsky (23e en 2013) et Marko Dano (27e en 2013).

Il avoue d’ailleurs avoir largement tiré sa motivation de l’expérience de ses prédécesseurs: "Si vous voyez Thomas Vanek ou Michael Grabner jouer dans la NHL, cela devient le rêve d’enfance de tous les enfants en Autriche" , a expliqué Rossi lors d’un zoom call quelques jours avant la Draft. "C’était aussi ma motivation. Je les ai vus jouer dans la NHL, et c’est devenu mon objectif aussi" . Un objectif, mais pas vraiment une obsession. Se prendre la tête, très peu pour lui.

Né en Autriche, développé en Suisse

Rossi a grandi en Autriche. Son père, Michael, y a fait une carrière professionnelle de deux décennies (principalement à Feldkirch). Très vite, le paternel a décelé des capacités supérieures chez son rejeton et il décida de favoriser sa (future) carrière. Bye bye Dorbirn et Feldkirch où Marco a laissé ses premières traces de patinage, déménagement en Suisse où l’encadrement des mouvements juniors est supérieur. À 10 ans, Marco comprend qu’il ne faudra plus se montrer économe dans ses efforts. Efforts familiaux comme l’explique son père, lorsqu’il a fallu rejoindre quotidiennement les surfaces de Rheintal.

"Je commençais à travailler à 6 h du matin et j’essayais de faire mes huit heures avant 15 h. Je revenais à la maison, j’allais chercher mon fils à 16 h. Il faisait ses devoirs avec sa mère la plupart du temps et à 16 h 30, on se dirigeait à Zurich. On arrivait vers 18 h et il effectuait des séances hors-glace à 18 h 30, avant le début de l’entraînement à 19 h 30. Ça finissait à 21 h. Il sortait de là autour de 22 h et nous étions à la maison vers 23 h 30 ou minuit s’il y avait du trafic" , expliquait-il encore à nos confrères canadiens..

Meneur de jeu exceptionnel

Dans tous les cas, l’histoire relèvera que son père aura été l’élément-déclencheur de la (sans doute) belle carrière de son fils. "Je dirais qu’il était différent des autres parents. Quand on est vraiment jeune, les parents disent toujours à leurs enfants de marquer. Mon père m’a dit d’essayer d’aider mes coéquipiers, et je l’ai fait, alors c’est peut-être pour ça que je réussis dans la zone offensive" , confie Marco. Et ça marche: l’attaquant possède un sens exceptionnel du placement, il est capable de jouer dans les parties les plus sensibles de la zone offensive sans y laisser trop d’énergie. Son coup d’oeil est instantané, ce qui en fait un meneur qui s’applique aussi dans ses tâches défensives. 

L’étape suivante dans le développement de Marco a donc été de déménager au Canada suite à son repêchage chez les juniors de 2018. Dès sa deuxième année, il a été le meilleur buteur de la ligue et a été nommé joueur le plus utile de la Ligue de l’Ontario. Ses modèles? Pavel Datsyuk et Brendan Point. Il aime d’ailleurs tirer des parallèles avec le joueur de centre de Tampa Bay. "Je dois encore être plus rapide, plus explosif!" . À démontrer au plus vite. Toute la question est de savoir avec qui puisque l'Autrichien, engagé ces jours avec son équipe nationale dans un des tournois olympiques, n'a toujours pas été assigné à une quelconque organisation.

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