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COMMENTAIRE - Zoug ou la responsabilité du champion

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PUCK OFF, Ducarroz
— Photo © Illustration Hockey Center

Par Philippe Ducarroz

Les plus grands, les plus beaux, les plus forts? Tu parles! Les clubs suisses, gonflés à bloc par leurs contingents XXL niveau qualitatif se sont fait gentiment (mais fermement) remettre à leur place en Champions Hockey League.

Déjà que Rapperswil n'avait pas réussi à passer le cap de la phase de groupes. Soit, il faut apprendre. Mais la déculottée générale enregistrée hier soir par Zurich, Davos et Fribourg est choquante.

Déculottée, oui, parce que dans une confrontation en matchs aller-retour, la seule chose qui compte, c'est la qualification. Et notre National League qui pensait pouvoir succéder à la puissante ligue suédoise - archidominatrice au niveau européen depuis le renoncement des clubs russes aux compétitions continentales, il y a déjà longtemps - se retrouve avec un zéro sur trois impressionnant. Désolant.

On n'a pas envie, aujourd'hui, d'en retirer le pourquoi du comment. Ce que l'on retiendra d'abord, c'est qu'il ne suffit pas d'avoir - paraît-il - les meilleurs étrangers d'Europe pour se hisser dans le Top 8 continental.

Les meilleurs étrangers? Oui, peut-être que Genève-Servette aurait pu obtenir un billet pour les quarts de finale. Mais hier, sans vouloir ramener la problématique uniquement à la statistique des buteurs, les réussites des clubs suisses ont été inscrites par Chris Baltisberger (ZSC), Nathan Marchon (Fribourg) et Enzo Corvi (Davos). Pas l'ombre d'un passeport exotique.

Aujourd'hui, le champion Zoug a un devoir moral: celui de défendre l'honneur d'un hockey helvétique qui a pris un coup sur le casque hier soir. En ayant gagné le match aller 5 à 1 en Allemagne, on ne comprendrait pas une élimination zougoise face au Red Bull München ce soir.

Bien sûr, tout peut arriver au hockey, même les déroutes les plus invraisemblables. Or, méfions-nous de la bête germanique blessée. Mais ce soir, à l'heure du bilan, un 0 sur 4 ferait tache. Au champion de Suisse de défendre désormais l'image d'un hockey suisse un peu écornée...