Demain soir, sixième (et dernier?) match entre Lugano et Fribourg. Les Dragons mènent 3-2 dans la série et sont à nouveau favoris de ce quart de finale. Mais il s’en est fallu d’un cheveu, celui de Chris DiDomenico offrant un succès 1 à 0 aux Fribourgeois. Si le score (et cela aurait pu être le cas) avait été inverse si les Luganais s’étaient montrés un peu plus « tueurs » devant Reto Berra, les Tessinois partiraient avec les faveurs des pronostics.
Aujourd’hui, le quotidien La Liberté a placé pourtant son baromètre haut en faveur des Dragons: 75% de chances de se qualifier pour les demies contre 25% pour la formation de Luca Gianinazzi.Le coach tessinois s’en accommode très bien: «Gottéron a eu plus d’occasions que nous, surtout en raison de nos erreurs, mais sur l’ensemble du match nous étions très proches. Nous avons un peu trop tiré pour tirer et pas assez profité des rebonds.»
En pleine confiance, les Luganais ont peut-être essayé de forcer un peu le jeu, confondant précipitation et pression constante. Et comme les Fribourgeois sont capables de produire du jeu dans des espaces restreints, ils se sont vite emparés des rondelles et utilisé leur meilleure arme: la transition. Les Luganais vont donc prendre soin, demain, de soigner particulièrement le GAP (distance par rapport à l’adversaire). Très important, surtout lors du deuxième tiers-temps avec l’éloignement par rapport au banc local. Les espaces se sont révélés sources de beaucoup de tourments en entrée de zone défensive luganaise.
Heureusement pour Lugano, Niklas Schlegel a livré une rencontre de grande classe qui va renvoyer en gradins jusqu’à la fin de la série Mikko Koskinen. Schlegel saura-t-il garder son niveau l’espace de un ou deux matchs? C’est peut-être là que se situe la clé du duel. Ce que nos collègues de La Liberté appellent le facteur X.