Le match
P1 – Une phase d’observation qui a duré, duré duré. Comme un premier tiers qui nous a permis de (re)voir un Gottéron léthargique, sans idée, attentiste et surtout incapable de hausser le tempo. Du beau travail pour les Biennois qui ont tout fait pour ne pas réveiller le Dragon. Et qui ont pris un petit risque en… ouvrant la marque, à la 13e minute, par Ramon Tanner. Un avertissement, sans plus, pour des Fribourgeois qui ont souvent été chercher leurs succès dans la solidité défensive et la patience. L’intensité du match, déjà toute relative, a encore baissé après l’ouverture du score. On redoutait le pire. On ne sait pas dans quelle catégorie ranger les trois seuls tirs cadrés des visiteurs dans cette période.
P2 – Bienne a essayé de faire un peu bouger les choses dès la reprise, Gottéron n’a pas réagi plus que cela, se contentant de présenter son organisation défensive de première classe, mais c’est bien le seul élément vraiment satisfaisant de cette rencontre tellement plate qu’on en vient à s’endormir. Pas d’intensité, d’envie, de tempo, de soupçon de jeu physique, rien! Pour l’anecdote: les deux premières pénalités n’ont pas été sifflées pour un geste illicite sur l’adversaire mais pour avoir… retardé le jeu. Un comble!
P3 – S’il fallait une réaction pour une égalisation, c’est bien dès le coup d’envoi de ce 3e tiers que Gottéron allait pouvoir s’exprimer. Il a essayé, on a même cru que son powerplay allait encore une fois le sauver. Mais non, il a surtout fallu la vista de Jacob de la Rose – peut-être le meilleur fribourgeois aujourd’hui – pour trouver l’ouverture. 1 à 1, momentum pour Fribourg? Même pas. Bienne a continué à gêner les montées offensives de Gottéron, les gardiens se sont révélés plus performants que les attaquants et l’on s’est retrouvé en prolongation.
OT – Lucas Wallmark avait été provoqué, il a répondu. Depuis le banc des pénalités, il n’a pu qu’assister au but de Toni Rajala, offrant ainsi la victoire au HC Bienne et scellant le deuxième revers de suite (une première cette saison) pour des Fribourgeois simplement passés à côté de leur match. Mais qui ramènent tout de même un point, c’est déjà mieux que rien.
