Par Patricia Hoche et Théo Ganiage
Jonathan Hazen est de retour après quasiment un mois d’absence. Un comme-back un peu précipité puisqu’il était convenu qu’il reviendrait au jeu aujourd’hui seulement. Le Canadien a brûlé une étape en jouant déjà face à BIenne samedi. Ça fait du bien au club, mais aussi à lui-même qui n’attendait que de reprendre le chemin de la glace. «Oui, ça va bien pour moi. Ça fait du bien de retrouver les boys, mais je n’ai pas eu le temps de pratiquer beaucoup, il y a mieux à faire niveau exécution. Mais là, pour une fois, je joue sans blessure. C’est cool!»
De retour, oui, mais n’a pas suffisamment impacté le jeu jurassien pour mener son équipe à la victoire (0-3). Hazen, un peu fataliste: «L’effort est là, on a encore eu nos chances, notamment en 3e période. On a un peu plus poussé. Le problème, c’est qu’on court toujours après le score, on ne marque jamais le premier but… C’est compliqué de gagner des matchs. Parfois on se précipite trop, aussi, on doit être plus patients avec la rondelle.» Surtout quand on veut bien faire, qu’on est en avantage numérique et qu’on encaisse pourtant le 0-1: «Oui, c’est sûr que ça refroidit. On a été mauvais sur nos unités spéciales, on doit donc s’adapter.»
Un bon trio
Ce que l’on retiendra aussi avant le match de ce soir, contre Rapperswil, c’est la tentative de Julien Vauclair de recréer son duo Hazen-Philipp-Michael Devos au 3e tiers. «Oui, j’ai bien aimé cette 3e période. Avec Jerry Tukulainen et Devos, je me retrouve avec deux joueurs intelligents sur la glace. Ils amènent de la vitesse et je suis capable de jouer avec eux.» Pour aujourd’hui, Hazen veut donc être mieux un peu partout: «Oui, pas vraiment sur l’exécution, mais être un peu plus dans le « game ».»
Normal quand on a manqué exactement un mois et deux jours. Difficile de regarder jouer les autres, mais nécessaire: «J’avais besoin de cette pause. J’avais une blessure au pied, il fallait que je prenne le temps de guérir parce que je jouais blessé depuis le premier match. Je n’ai fait qu’empirer les choses, je ne me laissais pas assez de temps.»
Hazen se voit bien transpercer les filets adverses, ce soir, face à Rapperswil. Ça ne lui est plus arrivé depuis le 20 septembre et le match contre Lausanne. Son unique but, aussi, et en powerplay. L’homme sait qu’il vaut pratiquement 40 points en saison régulière depuis deux ans. Il en est à deux au quart du championnat, il peut encore revenir dans ses standards habituels.