Julien Sprunger & les 40èmes rugissants (1/2)

Julien Sprunger & les 40èmes rugissants (1/2)

Julien Sprunger (HCFG) - Photo: Fribourg-Gottéron/Archives

Julien Sprunger a signé pour une année supplémentaire dans son Fribourg de toujours, le voilà donc plongé dans le Vacherin jusqu’au terme de la saison 2024/25, qui sera sa 22ème. Le peuple Dzo a applaudi, les médias, respectueux, rendent un hommage admiratif à la prolongation du contrat du résident d’Estavayer-le-Lac.  

Personne ne songerait à (remettre) en question la décision, personne ne saurait nier l’influence qu’exerce la présence du capitaine du navire sur la surface de jeu, dans le vestiaire et les couloirs de la BCF Arena et sur le collectif fribourgeois, pas davantage qu’il ne viendrait à quiconque l’idée de le faire.  Il faut néanmoins aussi se garder de la surestimer.

Ce constat posé appelle toutefois une réflexion fort simple au demeurant. Le vénérable club du Gottéron court après un premier titre de champion suisse depuis… toujours. Or cet aspect présente de plus en plus d’embûches à chaque nouvelle année qui passe. Et il n’est pas anecdotique.

Actuel 107ème au classement des compteurs, celui qui fut drafté en 2005 par Minnesota est-il un joueur qui peut «durer» jusqu’à 40 ans, à l’image de Gil Montandon, qui avait atteint les 43? Physiquement, avec son mètre 95 et ses 95 kg, sans aucun doute. Il aligne par ailleurs son quart d’heure de temps de jeu avec régularité. Mais son dernier point (et but) remonte au 22 novembre dernier à Lausanne (défaite 6:3). Quelques jours auparavant, lors de la venue d’Ajoie à Fribourg, il n’a pas réalisé le moindre point sur les 8 buts inscrits par son équipe, alors qu’aligné ce soir-là pour une «première» cette saison au côté de Chris DiDomenico et avec 3’14 en PP. Il a été en effet depuis lors fidèlement abonné à Nathan Marchon et Sandro Schmid et auparavant Killian Mottet, aussi une fois ou l’autre avec son «vieux» compère Andrei Bykov

Physiquement certes donc. Mais moins au plan de l’influx. On sait communément qu’il est préférable qu’un élément, soit-il aussi moteur, se retire au meilleur moment, sans disputer la saison dite dans certains cas, de trop. On rejoint ici l’aspect évoqué plus haut. Les exigences sont devenues telles que s’il  espérer se mêler valablement à la lutte pour une consécration dans les contextes actuels, contester l’hégémonie exercée par les deux Z, un Berne qui reviendra, même Lugano et maintenant Genève-Servette et un Lausanne qui s’affiche (Bienne était un accident), il est impératif d’emprunter de nouvelles voies. Fribourg ne tire (presque) qu’aux anciennes. Un retrait de l’emblématique joueur après de premières hésitations perçues déjà il y a un peu plus d’un an, peut avoir pour effet de libérer et probablement même, galvaniser l’équipe. Sans compter celui tonitruant, qu’en produirait un autre, celui de son numéro 86 et les célébrations qui l’accompagnerait!

On peut certes imaginer JS une saison de plus avec 7 à 8 minutes de glace, comme un joker pour des moments clés ou décisifs C’est toutefois une option très (trop) délicate et risquée car on ose affirmer que plus d’une fraîche heure effective de banc serait trop frustrant et ne lui conviendra guère.  

En conclusion, prolongation peut aussi parfois s’apparenter à un piège. Remarquez que pour certains, ça peut aussi être et maladroitement, le cas et une erreur d’appréciation en… cours de carrière déjà  !

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