LE MATCH
À quoi bon vous raconter la trame d’un match joué après une période. Le temps qu’il a fallu à Zoug pour battre le malheureux Ivars Punnenovs à cinq reprises! On pouvait néanmoins s’attendre à une forte pression locale en début de rencontre, suite à la défaite enregistrée hier à Langnau. Après seulement 26 secondes, Lino Martschini ouvrait déjà le score après une magnifique passe transversale de Jan Kovar à travers toute la boîte. Bienvenue à la Bossard Arena!
Darion Simion marque le 2-0 après une combinaison de rêve à la 8e minute. Lausanne reste sans réaction, n’arrivant pas à profiter des quelques rares erreurs zougoises. À la 17e minute, Andreas Wingerli porte le score à 3-0 et une minute plus tard, c’est au tour de Sven Senteler d’en rajouter une couche. Pour bien couronner ce premier tiers traumatisant, Martschini en profite pour marquer son 2e but juste avant la sirène (il réalisera finalement un hat-trick).
On s’arrêtera là. Bien sûr, Lausanne n’a joué qu’avec quatre étrangers (Sekac, Salomäki et Raffl sont blessés). Bien sûr, Lausanne est revenu animé des meilleures intentions dans le 2e tiers, faisant même passer quelques sales moments à Leonardo Genoni et ses défenseurs. Bien sûr, bien sûr, bien sûr… Mais en voyant la débauche d’énergie déployée par un Zoug qui avait faim, l’appétit de moineau des Vaudois avait quelque chose… d’impardonnable.
Dans le Blick, ce matin, Geoff Ward disait qu’il avait instauré une règle: on ne parle plus d’un match passé un délai de 12 heures. Il y a tellement de choses à dire sur l’attitude lausannoise lors du 1er tiers ce soir que le retour en car depuis la Suisse centrale doit paraître bien long pour ses protégés.
