Les quarts de finale ont été joués en deux temps. En très peu de matchs pour Zurich et Davos, en sept rencontres pour Lausanne et Fribourg. Pas évident de ressortir des noms. En voici toutefois une compilation avec l’équipe des experts et celle de la rédaction. Mais certains avis divergent tout de même, les approches et sensibilités sont parfois différentes. À vous d’adhérer à l’une et l’autre, une manière aussi de mettre un peu de piment dans nos analyses.

L’équipe des experts
LAURENT PERROTON, CHRISTIAN PONTI
Coach: Lars Leuenberger (Fribourg) – Grâce à sa connaissance de la ville, de la culture et de l’équipe rencontrée (Berne), il a préparé l’Acte VII de façon magistrale. Il a gagné sa place en demi-finale face au troisième de la saison régulière.
Gardien: Reto Berra (Fribourg) – Il présente une fiche de 93,45% d’arrêt, il gagne à lui tout seul l’Acte IV et il est le facteur X de l’Acte VII. Il amène Gottéron en demi-finale avec brio.
Défenseur gauche: Jussi Riikola (Langnau) – Absent de l’Acte I, il impose une présence de 24:20 de temps de jeu, il est sans aucun doute le meilleur défenseur des quarts de finale. Il a mené l’offensive et a été très bon défensivement.
Défenseur droit: Ryan Gunderson (Fribourg) – Avec 24 minutes de TOI en moyenne, il est le topscorer des défenseurs avec 7 points et affiche un +5. Sa science de la passe le rend indispensable à Gottéron.
Ailier gauche: Adam Tambellini (Davos) – Trois matchs, six goals! Dix-sept minutes de jeu et deux points en moyenne. Impressionnant d’efficacité.
Centre: Lucas Wallmark (Fribourg) – Un peu plus de 21 minutes de temps de jeu, 5 points et un +7 de différentiel. Redoutable dans son association avec Sörensen et Schmid. Il a réussi à se rendre indispensable par sa sobriété et sa science du jeu.
Ailier droit: Matej Stransky (Davos) – Associé à Ryfors et Tambellini, il est impressionnant de puissance. En 17 minutes de temps de jeu, il affiche 1,75 point de moyenne et un +4 qui a amené le HCD en demi-finale.
L’équipe de la Rédac’
LAURENT ANTONIOLI, PHILIPPE DUCARROZ, FILIPPO FRIZZI, PATRICIA HOCHE, CHRISTOPH YAVKIN
Coach: Josh Holden (Davos) – L’élève qui élimine le maître (Dan Tangnes) en quatre matchs. À l’heure où nous avions aussi évidemment pensé à Lars Leuenberger (Fribourg), il nous fallait mettre en exergue l’excellent travail du coach davosien.
Gardien : Simon Hrubec (ZSC) – Hrubec, c’est 96,74% d’arrêts et deux blanchissages en quatre matchs. Il est le champion sur la longueur, le Fribourgeois Berra (aussi souvent cité) d’abord sur les Acte IV et VII.
Défenseur gauche : Jussi Riikola (Langnau) – Il ne paie pas de mine, mais il est aussi discret (dans le bon sens du terme) qu’impressionnant. La pierre angulaire de l’organisation emmentaloise, que ce soit pour lancer l’offensive ou dans l’arrière-garde. Sa discipline est remarquable: cinq pénalités mineures en cinquante-trois matchs!
Défenseur droit : Ryan Gunderson (Fribourg) – Sept matchs, sept points, soit un assist lors de chaque match joué contre Berne. Il est le cerveau d’une arrière-garde qui ouvre de belles perspectives pour cette fin de saison.
Ailier gauche : Adam Tambellini (Davos) – Six buts en trois matchs, deux triplés inscrits à Genoni! La puissance et la détermination incarnées, mêlées à l’air des Grisons lui ont permis de réaliser ce qu’il avait «promis»: de l’impact très au-dessus de la moyenne.
Centre : Lucas Wallmark (Fribourg) – On a eu envie de citer Simon Ryfors (Davos) pour le fait qu’il bonifie encore Adam Tambellini, ou encore Dominik Kahun (Lausanne), meilleur buteur et passeur des quarts de finale. Mais on a finalement préféré le centre de Gottéron qui n’a pas son pareil pour se faire oublier… mais aussi apparaître dans la statistique comme l’homme-clé de l’offensive. Parfois économe, il se concentre surtout sur les moments importants du match. Et ça marche.
Ailier droit : Théo Rochette (Lausanne) – Six réussites inscrites en sept parties, il a fini co-meilleur buteur des quarts de finale avec Tambellini. Mais ce n’est pas seulement son pointage qui a pesé, mais bien le rôle global qu’il a endossé avec sa ligne alors que le premier bloc lausannois faisait preuve de mutisme offensif. Sa lecture du jeu devient de plus en plus évidente.