Immanquablement, Silvio Berlusconi – décédé avant-hier à 86 ans – ne pouvait passer à côté d’une équipe qui commençait à faire parler d’elle au niveau de ses ambitions (le club était alors dans l’équivalent d’une 3e division, même s’il s’agissait de… hockey sur glace.
Car dès 1988, Fininvest, la société du magnat italien, devient sponsor de Hockey Club Diavoli Mediolanum Milano, un club racheté quatre ans plus tôt par l’ancien joueur Fabio Punzo.
L’objectif était clair: former, à l’exemple du Real Madrid ou Barcelone en Espagne, une organisation multisportive de très haut niveau, comprenant aussi volleyball, rugby et baseball.
Avec l’argent de Berlusconi, l’équipe allait vite se retrouver dans l’élite grâce à un contingent formé de quelques-uns des meilleurs joueurs italiens de l’époque (en vrac Robert Oberrauch, Emilio Iovio ou encore Stefan Mair) qui complétaient bien l’ex-Canado-Britannique de Gottéron Mark Morrison.
Et puis, il y a eu le coup incroyable que personne ne pensait possible en Italie: l’engagement de Jari Kurri. Diavolini allait gagner le titre national avant que Berlusconi, lancé dans sa carrière politique et devenu premier ministre, abandonne gentiment le hockey en 1994.