Groupe Cattini
Frölunda (SWE) – Team Canada: 0-4 (0-2, 0-2, 0-0)
Buts: 16:58 Smith (Quenneville, Rizzo) 0-1; 18:09 Hazen (Heaterington, Smith) 0-2; 32:45 Knight (Smith, Hazen) 0-3; 34:57 Hazen (Leslie, DiDomenico) 0-4.
LE MATCH
Le Team Canada a parfaitement négocié son premier match à la Coupe Spengler. A Davos, les joueurs à la feuille d’érable ont largement battu 4-0 les Suédois de Frölunda. Les Canadiens doivent beaucoup à l’entente entre l’Ajoulot Jonathan Hazen et Ty Smith, le défenseur de Pittsburgh actuellement renvoyé en AHL (Wilkes-Barre/Scranton). Smith termine même en tête des compteurs de cette première journée avec trois assists au total.
Mais sans un stade de glace plein à craquer avec 6’267 spectateurs, le match n’a de loin pas été aussi déséquilibré que le résultat final pourrait le laisser croire. Le rapport de tir était même de 30:28 en faveur de Frölunda. Rien qu’au troisième tiers, les Scandinaves ont tiré 17 fois (!) sur le but canadien. Mais les Suédois ont régulièrement échoué devant le gardien canadien Aaron Bell. De plus, Jere Innala n’a trouvé que le poteau (48e).
Détail piquant : Dell, 34 ans, a disputé son tout premier match de la saison! Il a certes déjà disputé 134 matchs de NHL, mais il n’a pas obtenu de contrat des San Jose Sharks à la fin de la saison dernière. Les Carolina Hurricanes manifestent maintenant leur intérêt pour Dell. Avec son blanchissage contre Frölunda, il s’est fait une excellente publicité à Davos, qui s’est certainement propagée jusqu’à Raleigh, la ville natale des Hurricanes.
Pour Carl Klingberg de Frölunda, son premier match de Coupe Spengler s’est terminé dès la 9e minute, après quelques échanges. L’attaquant a donné une violente charge à Tyler Morley dans la bande et a écopé pour cette faute de cinq minutes de pénalité plus une pénalité disciplinaire de match.
L’avant-match
Les Suédois auraient dû disputer une première fois la Coupe Spengler en 2021, mais le tournoi avait été victime du coronavirus. Frölunda est recordman de titres en Ligue des champions avec quatre succès et a été sacré champion de Suède à cinq reprises. La saison dernière, l’équipe de Roger Rönnberg s’est arrêtée en demi-finales tant en championnat qu’en Ligue des champions. Actuellement, les Suédois sont cinquièmes. Et sont emmenés par un certain Henrik Tömmernes, qui a été pendant six ans le «ministre de la défense» de Genève-Servette.
Les ex-Zougois Carl Klingberg et Erik Thorell (actuellement blessé et opéré jeudi d’une hernie) font également partie du cadre d’une équipe très expérimentée et qui va accueillir dans ses rangs, le temps du tournoi, le Biennois Mike Künzle et Victor Backman (GCK Lions, ex-Fr¨lunda entre 2010 et 2012). Mats Rosseli Olsen est toujours blessé à long terme et Otto Stenberg, Isac Born et David Edstrom sont au mondial U20.
C’est donc la première participation au tournoi de l’équipe de Göteborg – qui avait a également accueilli en son temps Martin Plüss et Patrick von Gunten – et son standing ne lui permet qu’un seul objectif: gagner le tournoi.
Team Canada
Le Team Canada fait partie intégrante de la Coupe Spengler depuis 1984. Avec seize titres à leur actif, les Nord-Américains sont les détenteurs du nombre record de victoires. L’an dernier, ils étaient restés pour la première fois sans un seul succès. Cette année, le manager assistant sera Joe Thornton, légende de la NHL, qui a disputé 99 matches de championnat avec Davos et qui a connu sa femme dans la station grisonne. Et l’objectif est bien entendu d’effacer l’affront. Il était également présent quand le HCD avait remporté le tournoi en 2004. «La pression sur nous est grande», souligne Thornton, qui a disputé 24 saisons de NHL sans jamais connaître la joie de soulever la Coupe Stanley.
Mais on ne vit pas avec le passé proche, surtout quand on est canadien. Comme chaque année, les Nord-Américains sont cités parmi les favoris. Avec Brice Boudreau à leur tête, on sent que la Fédération canadienne a pris le tournoi au sérieux. Par contre, la sélection sera à forte coloration « européenne », puisque seize des vingt-cinq joueurs présents à Davos évoluent en National League. Forte coloration romande.
Pas grand chose d’autre à dire avant le coup d’envoi du premier match. Le Team Canada est toujours une interrogation au moment du coup d’envoi. À l’époque, la phalange était composée exclusivement (ou pas loin) d’éléments venus d’outre-Atlantique et de quelques ligues européennes et servait souvent de vitrine (il n’était pas rare de voir des joueurs terminer la saison en Suisse). Aujourd’hui, le Team Canada se tourne quasi-exclusivement vers la National League. Intéressant, mais voilà qui enlève un peu le côté « exotique » de la compétition.
(Source: Spengler Cup)