Fribourg-Gottéron – SC Bern: 2-1
BCF Arena, Fribourg – Spect.: 9’372 – Arb.: Stolc, Wuorenheimo, Altmann, Jusi – SOG: 28-19
BUTS: 56:36 Marchon (Ritzmann, Loeffel) 0-1 ; 58:32 Schmid (Nemeth, Rathgeb) 1-1 ; 59:34 Biasca (Borgström, Bertschy) 2-1.
Fribourg-Gottéron: Berra (Galley); Streule, Glauser; Kapla, Rathgeb; Nemeth, Johnson; Jecker; Schmid, De la Rose, Sörensen; Biasca, Borgström, Bertschy; Marchon, Walser, Sprunger; Gerber, Dorthe, Nicolet; Etter. Coach: Rönnberg
SC Bern: Zurkirchen (Reideborn); Lindholm, Loeffel; Füllemann, Untersander; Rhyn, Iakovenko; Kindschi; Ejdsell, Aaltonen, Bemström; Lehmann, Graf, Vermin; Marchon, Ritzmann, Moser; Schenk, Alge, Schild. Coach: Ehlers
Fribourg a longtemps cru revivre l’un de ces soirs crispants où rien ne veut entrer. Mais la BCF Arena, pleine à craquer, a fini par exploser dans une atmosphère électrique. Les Dragons, apathiques durant une bonne partie du match, ont soudain retrouvé leur mordant au moment où la rencontre semblait filer entre leurs doigts. Il a suffi d’un souffle, d’un changement de rythme, pour que tout bascule.
Après avoir concédé l’ouverture du score contre le cours du jeu à cause d’un tir opportuniste de Marc Marchon, Gottéron a montré ce qu’il a longtemps manqué dans ce match: de la folie. Sorti pour créer le surnombre, Reto Berra a observé depuis le banc l’égalisation salvatrice de Sandro Schmid, servi parfaitement par Patrik Nemeth, qui avait jusque-là colmaté les brèches en défensive. La tension est alors montée d’un cran, presque palpable dans l’air épais de la patinoire.
Et c’est là que Attilio Biasca, encore discret jusque-là, a frappé. Sur un rebond provoqué par un tir de Henrik Borgström, l’attaquant fribourgeois a poussé la rondelle au fond, inscrivant l’un de ces buts qui valent bien plus que deux points. À 26 secondes de la sirène. La BCF Arena a explosé. Berne, groggy, a tenté un challenge dans un dernier espoir, sans succès.
La victoire, arrachée dans l’urgence, a une saveur particulière pour Gottéron: celle d’avoir su renverser un match verrouillé, physique, où les gardiens — Sandro Zurkirchen notamment — ont tenu leur équipe à flot. Un succès qui ne dit pas tout de la prestation fribourgeoise, mais qui rappelle une chose essentielle: quand les Dragons décident d’embraser leur soirée, il vaut mieux ne pas traîner dans leur souffle.

(Source: SIHF)
