Battu à Lugano hier soir, au sortir de sa demi-finale de la Coupe Spengler, Fribourg a prouvé que le tournoi davosien n’avait pas entamé ses ressources. À l’arrivée, un très bon match, mais une défaite que l’attaquant Nathan Marchon avait un peu de peine à accepter: «Des défaites comme ça, c’est frustrant. On s’est battus tout le match, on a vraiment tout donné. On n’avait pas trop d’énergie à la fin car on tournait à trois blocs, c’était un peu compliqué, mais je pense que l’on n’a jamais lâché. C’est une défaite rageante ce soir, mais l’attitude était là. C’est ça qu’il faut qu’on retienne je pense.»
Et encore une fois, Gottéron paie un peu ses mauvais débuts de 1ère ou 2e périodes. Marchon acquièsce: «Ouais, c’est dur à dire. On a vu que ce genre de match se joue sur des détails. C’était une partie intense, un peu comme une partie de playoffs avec de la vitesse. À certains moments, nous avions le momentum, parfois c’était Lugano. En fait, ça pouvait tomber des deux côtés. C’était un match assez équilibré mais il nous a manqué cette petite chose qui compte à la fin.»
D’autant plus difficile que les Dragons ont terminé le match sans Henrik Borgström ni Marcus Sörensen, blessés: «Il restait vingt minutes. Je pense qu’on a montré un beau visage. On s’est battus les uns pour les autres. C’était pas facile: on jouait à trois lignes avec des double-shifts. Bon, maintenant, il faut récupérer et entamer la semaine prochaine de la meilleure des manières.» De quoi se montrer positif. Marchon de conclure: «Oui, j’ai aimé notre attitude. On étaient soudés tout le match, on a montré que si certains gars manquaent à l’appel, d’autres prenaient le relais. C’est cool, il faut aussi savoir prendre des moments comme ceux-là positivement.» Prochain match mardi avec la réception de Langnau…
(Propos recueillis par Filippo Frizzi)
