GENÈVE – Marc Gautschi: «Notre préparation mentale n’est pas toujours optimale»

GENÈVE – Marc Gautschi: «Notre préparation mentale n’est pas toujours optimale»

Marc Gautschi - Photo: Cap/Léman Bleu/Archives
Rédaction
Filippo Frizzi

Un nouveau train file à toute allure en National League. Il s’appelle le TGS (Train Genève-Servette), version 2.0 du célèbre TGV reliant depuis toujours la cité de Calvin à Paris. La rame emmenée par Ville Peltonen a aligné sept victoires consécutives face à Zurich, Berne, Kloten (à l’extérieur), Rapperswil, Lugano et à Lausanne. Bilan: 20 points sur 21 possibles. Il fallait bien, toutefois, que la série s’arrête un jour. Hier soir, Langnau a été plus efficace qu’un GSHC à court d’arguments. Mais l’enthousiasme est palpable dans les tribunes comme dans les couloirs des Vernets. Marc Gautschi, directeur sportif aguerri, refuse de céder à l’euphorie malgré la troisième place actuelle.

Le Genève-Servette est l’équipe en forme du moment, avec Lugano. Pourtant, avant cette série victorieuse, vous aviez perdu contre Langnau et Bienne…

Nous sommes très satisfaits de cette série de victoires. La clé a sans aucun doute été notre excellent système défensif, qui nous a permis d’encaisser peu de buts. Charlin nous a évidemment beaucoup aidés dans cette dynamique.

Arno Del Curto disait que ce sont les défaites qui font grandir. Quel a été le point le plus bas de votre saison?

C’était le 16 septembre, lors du derby à la Vaudoise Arena contre Lausanne. Une défaite impensable (réd.: 11-0). Il n’y a eu aucune réaction sur la glace. Avec le recul, je pense que ce match nous a aidés dans notre processus de croissance. Deux rencontres plus tard, nous avons renoué avec la victoire contre Fribourg et Zurich. La remontée a commencé là.

Le gros coup sur le marché, c’est l’arrivée de Stéphane Charlin. Avoir deux gardiens suisses vous offre un étranger de champ supplémentaire…

Nous avions déjà deux bons gardiens la saison passée avec Robert Mayer et Antti Raanta, mais cela n’a pas fonctionné. Nous avons donc cherché un jeune gardien à fort potentiel, proche de l’équipe nationale. N’oublions pas que Charlin a remporté le trophée de MVP l’an dernier à Langnau.

Vous battez Zurich, Fribourg, Rapperswil ou Lugano, mais vous peinez davantage contre les équipes engagées dans la lutte pour les play-in…

Vous touchez-là un point très important. Nous avons trouvé une certaine continuité, mais parfois j’ai l’impression que la préparation mentale n’est pas toujours optimale. Dans un championnat aussi équilibré, chaque point compte et on ne peut pas se permettre de perdre des matchs sans réellement les jouer. Nous avons travaillé sur cet aspect et des progrès sont visibles.

Le 20 février 2024, vous remportez la Champions Hockey League. Comment repartir après un tel moment historique?

C’est une date inoubliable, mais dans le sport tout va très vite. La Champions Hockey League est éprouvante, avec des déplacements lourds et peu de récupération. Après ce titre, supporters et club sont tombés dans une forme de nostalgie. Peut-être aurais-je dû changer davantage de joueurs…

La nomination de Ville Peltonen comme entraîneur principal a marqué un tournant…

Il sait se faire respecter si nécessaire, mais c’est quelqu’un de très calme. Il est exactement comme on le voit sur le banc: posé, lucide dans ses analyses, très direct avec les joueurs.

Pas d’emballement malgré la troisième place actuelle?

La beauté de notre championnat, c’est que chaque soir tout le monde peut battre tout le monde. C’est aussi plus éprouvant. Avant, des équipes comme Davos ou Berne prenaient rapidement le large. Lors de notre saison du titre, nous avions jusqu’à 18 points d’avance avant de terminer à égalité avec Bienne.

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