D’ordinaire, le Canada féminin traverse le tour préliminaire olympique comme une formalité. Cette fois, non. Ce mardi, face aux États-Unis, les championnes olympiques jouent déjà gros. Très gros.
Depuis Nagano 1998, le bilan canadien donne le vertige: sept Jeux, cinq médailles d’0r, deux d’argent et… seulement trois défaites. Une dynastie. Sauf qu’en 2025, la machine s’est grippée. Les Américaines ont infligé six revers consécutifs aux Canadiennes, dont deux au Mondial et un cinglant 0-4 dans la Série de la rivalité. Du jamais-vu.
Anomalie statistique ou véritable renversement de pouvoir? La question brûle d’autant plus que le Canada débarque en Italie avec l’équipe la plus âgée de son histoire: moyenne de 29 ans, douze joueuses de 30 ans et plus, dont Poulin, Spooner ou Larocque. Pendant ce temps, les États-Unis et d’autres nations rajeunissent à vue d’œil. Problème de relève ou de confiance? Dans les deux cas, l’alerte est réelle. Comme si cela ne suffisait pas, le tournoi tourne à l’étrange. Match contre la Finlande reporté pour cause de gastro, victoire terne contre la Suisse malgré 55 tirs, puis succès agité face à la Tchéquie, marqué par la blessure inquiétante de Marie-Philip Poulin, sortie en larmes et très incertaine pour le choc de ce soir Ce Canada–États-Unis n’a donc rien d’un simple match de poule. C’est un test de crédibilité et peut-être le moment de vérité d’une génération. Les Canadiennes n’ont plus seulement un rival en face d’elles. Elles ont une histoire à redresser.