JO 2026 – L’avant-match Suisse vs Italie en chiffres

JO 2026 – L’avant-match Suisse vs Italie en chiffres

Mission accomplie pour la Suisse. En dominant la Tchéquie lors de son dernier match de groupe, la Nati s’est offert un huitième de finale sur mesure face au pays hôte, l’Italie. Sur le papier, difficile d’imaginer tirage plus favorable. Le succès 4-3 après prolongation contre les Tchèques n’a pourtant pas été un long fleuve tranquille. Pour la deuxième fois de suite, les Helvètes ont concédé le premier tiers avant de renverser la vapeur. Cette victoire ne représente que la troisième en neuf matches depuis la finale perdue du Mondial 2025, mais deux de ces succès ont été obtenus dans ce tournoi, au meilleur moment. Une constante: quand la Suisse joue, les filets tremblent. Lors des trois rencontres disputées en Italie, six buts ont déjà été inscrits dans les seuls premiers tiers. L’intensité est immédiate. Offensivement, le plus remuant reste Sven Andrighetto, crédité de 13 tirs cadrés sans avoir encore trouvé la faille. La réussite le fuit, pas l’activité. Défensivement, la formation de Patrick Fischer se montre particulièrement solide dans le tiers médian, avec un seul but encaissé dans cette période (contre le Canada). Une base rassurante avant d’aborder les matches couperets.

L’Italie, elle, avance avec courage mais sans illusions. Avec la France, la Squadra Azzurra faisait figure d’outsider majeur. Résultat logique: trois défaites en phase de groupes et la plus faible production offensive du tournoi, quatre buts seulement. Pourtant, tout n’est pas à jeter. Face à la Suède (2-5) puis à la Slovaquie (2-3), les Italiens ont tenu tête bien plus longtemps que prévu, montrant un engagement salué par le public. La marche était toutefois trop haute face à la Finlande, qui a infligé un sévère 0-11 lors du dernier match. La fatigue a pesé lourd, dans un calendrier infernal. Les gardiens ont été sollicités à l’extrême: 160 tirs subis en trois rencontres, dont 27 rien que dans le premier tiers contre la Suède. Un siège permanent.

Effacer Turin 2006

L’historique des confrontations renforce encore la confiance suisse. Depuis le début du millénaire, la Nati a remporté six des sept duels face aux Italiens. Seule exception: un nul 3-3 aux Jeux olympiques de Turin en 2006. Lors des trois derniers affrontements, la Suisse s’est imposée avec au moins trois buts d’écart à chaque fois. Les statistiques récentes confirment la tendance offensive helvétique: au moins six buts marqués au total dans quatre des cinq derniers matches suisses, et des premiers tiers souvent animés, avec des buts des deux côtés dans quatre des six dernières rencontres. L’Italie, elle, a déjà disputé trois périodes où l’adversaire a cadré au moins 24 tirs. Sur les neuf tiers joués dans ce tournoi, six ont été perdus, dont les trois contre la Finlande. Côté individualités, le capitaine Roman Josi a montré la voie contre la Tchéquie avec un but et une assistance, portant son total à trois points. Fait notable: toutes ses contributions sont intervenues en deuxième moitié de match, lorsque l’expérience fait la différence. Pour l’Italie, le joueur le plus en vue reste Dustin Gazley, auteur de trois points en phase de groupes et pièce maîtresse de Bolzano cette saison. La Suisse devra toutefois composer sans Kevin Fiala, blessé contre le Canada et forfait pour la suite, ainsi que Denis Malgin. Un coup dur offensif. L’Italie, grâce à une rotation régulière de ses gardiens, devrait se présenter au complet. En résumé: la Suisse tient son occasion. Supérieure sur le plan technique, plus profonde et plus expérimentée, elle a toutes les cartes en main pour rejoindre les quarts. Mais si l’Italie parvient à survivre au premier assaut et à transformer chaque contre en opportunité, le public pourrait pousser derrière un exploit inattendu. Sur un match sec, même le favori doit rester vigilant.

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