National League – Finale (BOF 7, Acte III)
HC Davos – Fribourg-Gottéron: 2-3 OT2
zondacrypto-Arena, Davos-Platz GR – Spect.: 6’547 – Arb.: Tscherrig, Ruprecht, Steenstra, Stalder – SOG: 41-27
BUTS: 14:48 Sörensen (Wallmark) 0-1; 15:01 Knak (Parrée) 1-1; 28:08 Zadina (Frehner, Aeschlimann) 2-1; 47:28 Wallmark (Sörensen) 2-2; 88:47 Sprunger (Seiler) 2-3.
Dans une finale de playoffs sous haute tension à Davos, le spectacle a tenu toutes ses promesses. Mais il a fallu patienter avant de voir les filets trembler dans cette zondacrypto-Arena bouillante. Fribourg-Gottéron a frappé en premier, profitant d’une action parfaitement exécutée: Lucas Wallmark a servi Marcus Sörensen sur un plateau pour l’ouverture du score. Joie de courte durée pour les Dragons, puisque Davos a réagi quasiment dans la foulée. À peine le temps de respirer que Simon Knak remettait les compteurs à zéro sur une offrande de Julian Parrée (13 secondes après le 0-1).
Le match s’est ensuite durci, chaque équipe refusant de céder le moindre centimètre. Mais c’est le HCD qui a su faire la différence en supériorité numérique: Filip Zadina, parfaitement lancé, n’a laissé aucune chance à Reto Berra pour donner l’avantage aux Grisons. À ce moment-là, Davos semblait avoir pris l’ascendant, notamment grâce à une meilleure gestion des situations spéciales. Fribourg, pourtant, n’a jamais lâché. Plus disciplinés et plus tranchants en troisième période, les hommes de Roger Rönnberg ont été récompensés de leurs efforts. Sur une action confuse mais brillante, Yannick Rathgeb et Sörensen ont combiné pour servir Wallmark, qui a trouvé une ouverture improbable pour égaliser et relancer totalement la rencontre.
La fin du temps réglementaire a été irrespirable. Entre occasions franches, poteau de Juuso Arola et sauvetages décisifs des deux gardiens, le suspense est resté total jusqu’à la sirène. Impossible de départager les deux équipes après 60 minutes: direction les prolongations pour un duel qui bascule dans l’inconnu. Si le HC Davos a confisqué la rondelle pendant de longues séquences, Fribourg-Gottéron s’est montré bien plus tranchant au moment de porter l’estocade. Et pourtant… rien n’a voulu rentrer.
Les Dragons peuvent s’en vouloir. À deux reprises, ils ont vu la cage s’ouvrir devant eux sans parvenir à conclure. Sörensen a d’abord trouvé le poteau dans une action de grande classe avec Wallmark, avant que Attilio Biasca n’imite son coéquipier quelques minutes plus tard sur une déviation brûlante. Et comme si cela ne suffisait pas, Christoph Bertschy a encore fait passer un frisson dans toute la patinoire à la 78e, en manquant de peu de mystifier Sandro Aeschlimann après un tour de cage audacieux.
Davos, lui, a pilonné. Les tirs se sont enchaînés, souvent de loin, parfois dangereux, mais toujours repoussés par un Berra monumental. Le portier fribourgeois a littéralement maintenu son équipe en vie, multipliant les arrêts décisifs face à Matej Stransky, Calle Andersson ou encore Lukas Frick. La tension est montée d’un cran au fil des minutes. Les duels se sont durcis, les accrochages se sont multipliés, parfois à la limite, sous le regard d’arbitres plutôt permissifs. Moment de frayeur également avec Arola, resté au sol après un choc genou contre genou. Plus de peur que de mal, mais l’intensité de cette prolongation ne laisse personne indemne. Au final, malgré une domination territoriale des Grisons, ce sont bien les occasions les plus nettes qui tombent du côté fribourgeois. Mais après 20 minutes supplémentaires d’un combat acharné, toujours aucun vainqueur.
La deuxième prolongation a repris sur les mêmes bases: du rythme, des transitions éclairs et des occasions de part et d’autre. Chaque récupération de puck se transformait immédiatement en situation dangereuse, avec des gardiens toujours aussi déterminants. Mais à la 86e minute, la rencontre a basculé dans la controverse. Après un tir suivi d’une mêlée devant Berra, Zadina s’est écroulé. Les arbitres ont laissé jouer, mais les images ont rapidement semé le doute: un coup de canne de Wallmark au niveau du genou semble évident. Une séquence qui fera parler, tant elle aurait pu – ou dû – changer le cours de cette fin de match.
Pas de sanction, donc, et le jeu qui continue à cinq contre cinq. Et dans ce chaos maîtrisé, Fribourg a fini par faire la différence. Deux minutes plus tard, le vétéran Julien Sprunger a surgi. Idéalement servi par Simon Seiler, le capitaine fribourgeois a fait parler son sang-froid pour glisser le puck dans un minuscule espace au-dessus de l’épaule d’Aeschlimann. Ce but à la 88e minute scelle une victoire arrachée avec les tripes, au terme d’un combat aussi intense que polémique. Pour Davos, le coup est rude, presque cruel. Pour Gottéron, c’est un pas immense. Quatrième match vendredi à Fribourg qui mène désormais 2-1 dans la série-























































