PWHL – Nicole Vallario: «J’ai décidé de rester à New York pour m’entraîner avec les meilleures»

PWHL – Nicole Vallario: «J’ai décidé de rester à New York pour m’entraîner avec les meilleures»

Photo: Collection privée
Rédaction
Filippo Frizzi

«Tout arrive à qui sait attendre.» Voilà le mantra de Nicole la Tessinoise de 24 ans qui évolue avec les New York Sirens en PWHL. Née à Lugano et formée au Tessin, Nicole Vallario faisait partie de l’équipe suisse qui a décroché récemment la médaille de bronze aux Jeux olympiques de Milan-Cortina. La saison des New York Sirens est malheureusement terminée: l’équipe du New Jersey a manqué les playoffs de très peu. Il y a près d’un an (mai 2025), elle commençait à entrevoir le plus haut niveau du hockey féminin. Avec en tête une idée magnifique: devenir joueuse professionnelle.

Contrat avec Zoug en poche, une obsession trottait toutefois dans sa tête: les États-Unis. Pourtant, lors du repêchage, les choses ne se sont pas passées comme prévu: «J’ai signé avec Zoug, avec une clause qui me permettait de rejoindre la PWHL si l’occasion se présentait. La draft ne s’est pas bien passée. Je suis donc rentrée en Suisse et, en août, durant le camp d’entraînement de l’équipe nationale, j’ai reçu un e-mail d’un recruteur des New York Sirens. Il me demandait si j’étais encore intéressée à participer à un camp en novembre», explique-t-elle depuis New York. Choix difficile: en Suisse, un emploi, un appartement et un avenir stable. Aux États-Unis, la possibilité de réaliser un rêve. Beaucoup de jeunes de son âge auraient choisi la sécurité. «J’y ai longuement réfléchi. D’un côté, ma zone de confort. De l’autre, un saut dans l’inconnu. Le camp ne durait que deux semaines, alors qu’en Suisse j’avais un avenir assuré. Finalement, je suis partie. Après deux semaines d’entraînement, on m’a demandé de rester. Mais l’effectif était complet et on m’a d’abord proposé un contrat de remplaçante. C’était une année olympique et j’ai décidé de rester pour m’entraîner avec les meilleures.»

Dans le sport, il y a aussi cette règle non écrite: le malheur des unes fait parfois le bonheur des autres. Durant le camp, une coéquipière s’est blessée. «Exactement. On m’a alors fait signer un contrat jusqu’à son retour. J’ai commencé à voyager avec l’équipe et j’ai disputé mes deux premiers matches avec les Sirens. En décembre, la pause internationale m’a permis de rentrer en Suisse et de me ressourcer en famille. En janvier, je suis revenue à New York pour travailler dur en vue des Jeux olympiques. Après le bronze historique et quelques jours au Tessin, je suis repartie fin février. Depuis, je fais partie de l’équipe principale.» Et Nicole Vallerio de continuer: «C’est totalement différent du rôle de remplaçante. Et surtout, cela me permet de me mesurer chaque jour aux meilleures joueuses du monde, de vivre le vestiaire et de voyager avec le groupe.»

Après sa formation junior à Lugano – où elle jouait avec les garçons à l’adolescence – puis une expérience en Thurgovie, où elle a appris l’allemand, Nicole s’est envolée pour les États-Unis afin d’y suivre ses études. «J’ai étudié au Minnesota. J’y ai obtenu un diplôme en psychologie ainsi qu’un master en sciences du sport.» Et précisons-le: les New York Sirens ne sont pas des sirènes de conte de fées. Elles ne sortent pas de l’eau, ce sont des sirènes urbaines. L’ambiance au Prudential Center de Newark, dans le New Jersey, y est particulièrement chaude.

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