BIENNE – GAËTAN HAAS: «Il faut davantage de sacrifices et de combativité»

BIENNE – GAËTAN HAAS: «Il faut davantage de sacrifices et de combativité»

Gaëtan Haas (EHCB) - Image: Zoom67/PH/IA
Bienne
Christian Ponti

Après une nouvelle défaite face à Lugano hier soir (2-3), la frustration est palpable dans les rangs du HC Bienne. Malgré des prestations jugées convaincantes dans le jeu, les résultats ne suivent pas. Entre erreurs individuelles, manque d’efficacité et confiance fragilisée, le constat est sans appel : il faut rapidement trouver des solutions pour inverser la tendance. Gaëtan Haas revient sur les difficultés de son équipe et les ingrédients qui lui manquent pour enfin faire basculer les rencontres.

Ga¨tan, vous avez une nouvelle fois livré une prestation intéressante dans le jeu, mais les erreurs vous coûtent cher. Quel est le sentiment dans le vestiaire?
C’est exactement ça. C’est hyper frustrant. Sur les dix premiers matches, je ne pense pas qu’il y en ait un seul où nous sommes passés complètement à côté. Nous avons toujours été dans le match, mais nous faisons trop de cadeaux et nous ne parvenons pas à être efficaces au bon moment. C’est ce qui explique en partie notre situation actuelle.

Avez-vous parfois l’impression de ne pas savoir gagner les matches difficiles, ceux qui se jouent dans un registre plus physique et moins spectaculaire?
C’est possible. Nous pratiquons un hockey qui peut être agréable à regarder, mais il nous manque parfois ce côté plus combatif. Il faut davantage se sacrifier, devant comme derrière, gagner les duels le long des bandes et aller chercher les buts dans les zones où ça fait mal. C’est souvent là que se font les différences en ce moment.

Comment expliquez-vous ce manque de réalisme offensif?
C’est difficile à dire. Nous devons être plus présents devant le but et accepter de faire le travail moins spectaculaire. Il faut aussi davantage de sacrifices et de combativité. Nous ne pouvons pas nous contenter de bien jouer: il faut concrétiser nos occasions.

«Ne pas nous cacher»

Face à Lugano, vous avez aussi trouvé un gardien, Robert Mayer, particulièrement solide. Difficile de faire la différence dans ces conditions…
Bien sûr, lorsqu’un gardien arrête presque tout, cela complique les choses. Mais nous ne pouvons pas nous cacher derrière cette performance. Nous devons continuer à tirer, à créer du danger et surtout à mieux exploiter nos occasions. Ce n’est pas une question d’envie : nous essayons, nous tirons, mais il nous manque aussi un peu de confiance.

Vous avez pourtant l’impression d’avoir progressé dans votre entame de match. Où se situe le problème désormais?
En début de saison, nos premiers tiers étaient mauvais, mais nous parvenions souvent à mieux jouer ensuite. Maintenant, nous avons trouvé une meilleure manière d’entrer dans les rencontres. Le problème, c’est que nous perdons parfois le fil au deuxième tiers. Dès que nous commettons une erreur, tout s’enchaîne et nous en faisons plusieurs autres derrière. Nous n’arrivons pas à accepter qu’une erreur puisse arriver sans que cela déstabilise toute l’équipe.

Cette fragilité mentale vous empêche-t-elle de revenir dans les matches?
Oui, probablement. Lorsqu’une équipe manque de confiance, la moindre erreur prend une autre dimension. L’adversaire en profite, passe devant au score et il devient ensuite beaucoup plus difficile de renverser la situation. La confiance et la réussite sont liées, mais il faut commencer par mieux gérer les moments compliqués.

Après cette nouvelle défaite, comment le groupe peut-il garder le moral?
C’est dur. Après cette semaine et ces deux matches, c’est un vrai coup sur la tête. Nous avons beaucoup répété que la saison ne faisait que commencer, mais il va maintenant falloir réagir. Nous ne pouvons plus nous permettre d’attendre indéfiniment que les choses changent. Il faut trouver des solutions et commencer à gagner.

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