Milan
Laurent Antonioli
Pour Floran Douay, ces Jeux olympiques sont vraiment spéciaux. Déjà participer à une telle compétition est quelque chose d’exceptionnel pour lui. Mais en plus, il peut fêter aujourd’hui même son 31e anniversaire dans la peau d’un olympien. À quelques jours du premier match du joueur du Lausanne HC contre… la Suisse, il a livré ses premières impressions à notre envoyé spécial olympique Laurent Antonioli.
Floran, comment se passe votre acclimatation à cette patinoire ?
Nous en sommes déjà à notre cinquième entraînement ici à Milan. Nous sommes arrivés en début de semaine. On s’est entraînés un peu dans la patinoire principale et un peu dans la patinoire d’entraînement. On commence à prendre nos marques. Ça a fait bizarre lors des deux premiers entraînements. Mais, finalement, on s’y habitue très vite. C’est juste une question d’habitude. Cela ne change pas grand-chose au final. Il faut juste faire attention quand on est marche arrière, car la bande nous arrive vite dans le dos. Mais ça va le faire. On aura beaucoup moins de temps pour prendre notre décision avec le puck. Les zones sont plus petites. Les adversaires auront aussi moins de temps grâce à un bon forechecking. Cela va dans les deux sens. On peut aussi prendre moins de vitesse. Cela peut nous avantager face à de grosses nations. Il va falloir jouer vite et jouer simple surtout.
Forcément, affronter la Suisse aux Jeux olympiques est quelque chose de spécial pour vous…
Absolument, j’ai des amis en face et j’ai à cœur de les battre.
Revenons sur hier et sur cette cérémonie d’ouverture. Des images pour la vie, non?
C’était incroyable. On a vécu ça avec la délégation française présente à Milan. C’est un rêve d’enfant. Je la regardais à la télé lors des précédents Jeux olympiques. Mais de la vivre tous ensemble, dans un stade rempli comme celui de San Siro, c’était vraiment un truc exceptionnel.
Quel est votre objectif dans ce tournoi olympique?
On n’a rien à perdre. Juste de créer des surprises. On a trois grosses nations à affronter (Suisse, Canada et République tchèque). On sait déjà qu’on aura un huitième de finale au minimum à jouer. Pourquoi ne pas créer une surprise dans cette compétition. Nous allons donner notre maximum et montrer une belle image du hockey français.
Quelle est votre réaction quand on dit que la France est là uniquement grâce au retrait de la Russie?
On a quand même fini meilleur deuxièmes des qualifications. C’est une belle chance pour nous. On ne regarde pas pourquoi on est là. On veut regarder de l’avant. On veut croquer à pleines dents cette belle opportunité qui nous est offerte.