FRANCE – Yorick Treille répond aux propos de Tim Bozon

FRANCE – Yorick Treille répond aux propos de Tim Bozon

Yorick Treille - Photo: Laurent Daspres

Tim Bozon ne verra pas Milan/Cortina et il ne le digère pas. Maintenant que la liste définitive est publiée, l’attaquant de Genève-Servette est sorti de son silence dans le Blick et il n’a pas mâché ses mots. «Mon éviction de l’équipe de France est une affaire personnelle», déclare-t-il au Blick hier. Et cette éviction, il l’a connait depuis le mois de novembre: «Très froidement, il (réd.: Yorick Treille) me dit clairement que je ne suis pas sélectionné pour les Jeux olympiques. Le ton est dur, presque haineux. J’ai vraiment ressenti de la colère de sa part.»

En donnant, selon Bozon, quelques bribes d’explications: «Oui… enfin, il donne plusieurs versions depuis quelque temps suivant à qui il parle. Celle qu’il me donne à moi, c’est que je ne backchecke pas assez et que je n’ai pas «l’ADN» de l’équipe de France. (…) Il n’y a jamais eu de souci. J’ai un caractère, oui. Je suis exigeant, je veux gagner. Mais je ne suis pas un cancer dans un vestiaire. (…) Après avoir entendu ça, j’ai aussi vérifié en parlant à des joueurs de Genève, de Lausanne, au directeur sportif, à l’entraîneur actuel, à Geoff Ward. Tous m’ont dit la même chose: Il n’y a aucun problème de comportement ou de caractère. Et puis je n’aurais pas fait cinq ans à Lausanne, ni deux ans et demi avec Geoff Ward, ni signé quatre ans à Genève s’il y avait un problème d’attitude.(…) Mais après son licenciement à Genève, j’ai soudainement disparu. Pour moi, c’est clair. Dans sa façon de me parler, dans son ton, j’ai ressenti beaucoup de haine. J’ai l’impression qu’il m’a fait payer quelque chose. Mais ce qu’on me reproche là, ce n’est pas la réalité. C’est pour cela que je tenais à donner ma réalité. Ma vérité. Et je pense que j’ai le droit d’en parler.» Telle est donc la position du joueur qui n’avait toutefois pas caché à l’époque son mécontentement de voir Treille remplacer son père Philippe Bozon à la tête des Tricolores.

Deux versions qui s’opposent

Dans L’Equipe d’aujourd’hui, Yorick Treille ne cherche pas à polémiquer. Le sélectionneur des Bleus, réfute l’idée d’une affaire personnelle et parle d’un conflit « à sens unique ». Selon lui, la décision de ne pas sélectionner Bozon lui a été annoncée dès le 23 octobre dernier, lors d’une discussion d’une trentaine de minutes. « Il n’y a pas eu de haine, assure-t-il. Il y a eu beaucoup d’explications pour essayer de lui faire comprendre pourquoi. Après, il a son interprétation et son auto-évaluation, ça lui appartient. »

Pour Yorick Treille, la réaction de l’attaquant de 31 ans est « très décevante ». « Il a le droit d’exprimer son ressenti, et sa vérité, mais c’est la sienne, regrette-t-il. Il parle d’un conflit de haine, il est à sens unique. » Le choix de ne pas le mettre sur la liste pour les JO 2026 a été « très compliqué », avec « beaucoup de discussions en interne depuis le mois d’août », mais le sélectionneur a choisi « des joueurs qui nourrissent le projet collectif à chaque instant et qui acceptent le rôle qui leur est attribué selon les valeurs de l’équipe de France ». Et de préciser: « Le fait d’avoir entraîné Tim Bozon en club et la sélection, ce sont deux choses totalement différentes.»

Et Yorick Treille de conclure: «Au final, ce type de déclarations, c’est un manque de respect pour ses coéquipiers et le maillot de l’équipe de France. Comme si la sélection lui était due quoiqu’il arrive.» Une sélection qui, absente depuis 2002 aux JO, affrontera la… Suisse pour son premier match de la compétition le 12 février.

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