Fribourg a perdu à Genève (7-3), mais l’essentiel est presque ailleurs. Oui, le score pique. Oui, la fin en cage vide gonfle l’addition. Mais au cœur de cette soirée, il y a enfin eu un déclic longtemps attendu : Gottéron a (enfin) retrouvé son powerplay.
Tout semblait pourtant plié. Menés 4-0, étouffés, sans solutions, les Dragons erraient. Jusqu’à ce que Julien Sprunger allume la mèche. Un tir propre, net, et soudain… un frisson. Puis le moment clé. Plus d’une heure sans marquer en supériorité numérique. Une éternité. Et là, enfin, la délivrance signée Christoph Bertschy. Un missile, un geste parfait, et tout un banc qui respire. Le powerplay n’est plus en panne, il est relancé. Et derrière ? Explosion. Bertschy, encore lui, remet ça et propulse Fribourg à 4-3. Genève recule, doute, tremble. Pendant quelques minutes, le match bascule totalement. L’Aigle est acculé, le Dragon rugit.
Mais ce réveil arrive trop tard.
Fribourg rentre bredouille, mais avec une certitude : son powerplay, longtemps muet, est enfin sorti de l’ombre. Longtemps considéré comme une arme potentielle, il s’est transformé en point faible criant au pire moment de la saison. Les Dragons ont enchaîné les supériorités numériques stériles. Circulation lente, manque de mouvement: les unités spéciales ont peiné à déstabiliser les box adverses. Résultat, une longue disette — plus d’une heure cumulée sans marquer — qui a clairement pesé sur les scénarios des rencontres. Le problème n’est pas seulement tactique, il est aussi mental. À force d’échouer, la confiance s’est érodée. Les décisions deviennent hésitantes, les shoots tardent. Le dernier geste manque. Le déclic est finalement venu. Bertschy a mis fin à cette série noire. Un but libérateur, presque symbolique, qui a immédiatement redonné de l’élan à toute l’équipe. Mais un éclair ne suffit pas à masquer les lacunes. Pour espérer aller plus loin, Gottéron devra retrouver un powerplay constant et tranchant. Mais une chose est sûre: le sujet désormais n’en est plus un dans le vestiaire. Et ça, ça peut tout changer.






















































