La Suède aborde ces huitièmes de finale avec le statut de favorite, même si elle a été contrainte de passer par ce tour après sa défaite contre la Finlande en phase de groupes. Malgré deux victoires en trois matches, un but encaissé en fin de rencontre contre la Slovaquie l’a reléguée au troisième rang. Pourtant, les chiffres confirment sa domination: 146 tirs cadrés en trois matches, dont 60 face à l’Italie et 51 contre la Slovaquie. Les Suédois ont régulièrement dépassé les 20 tirs sur une seule période et figurent parmi les équipes les plus prolifiques du tournoi avec au moins 11 buts inscrits. Fait révélateur, chacune de leurs rencontres a produit au minimum deux buts dans le premier tiers, avec une forte intensité dès les premières minutes. En face, la Lettonie a décroché sa qualification dans des conditions plus précaires. Battue par le Danemark lors de son dernier match de groupe, elle termine avec seulement trois points, récoltés grâce à un succès surprise contre l’Allemagne. Le principal problème letton réside dans ses entames de match: bien qu’elle ait marqué dans le premier tiers lors de ses trois rencontres, elle n’a jamais remporté cette période. Plus largement, la Lettonie n’a plus mené après vingt minutes dans un grand tournoi depuis mai 2024. Elle a toutefois montré une capacité de réaction dans le tiers médian, remporté 1-0 lors de ses deux dernières sorties.
Début de match crucial pour les Lettons
L’historique des confrontations ne plaide pas en sa faveur. La Suède reste sur huit victoires consécutives en temps réglementaire contre les Baltes et, lors des deux derniers championnats du monde, elle s’est imposée largement avec six et sept buts inscrits. Les tendances statistiques confirment l’avantage scandinave: la Suède gagne très souvent le troisième tiers et maintient une pression constante, tandis que la Lettonie peine à marquer en fin de match. Individuellement, Lucas Raymond s’impose comme un des éléments offensifs les plus plus dangereux côté suédois avec cinq points dans le tournoi, alors que Eduards Tralmaks reste l’atout principal de la Lettonie, auteur de buts lors des deux dernières rencontres. Les deux équipes devraient pouvoir compter sur un effectif complet. Sur le plan tactique, la clé résidera dans la capacité de la Lettonie à résister à l’intensité suédoise dès l’entame. Si la Suède impose son volume de tirs et son rythme élevé comme lors de la phase de groupes, l’écart pourrait rapidement se creuser.






















































