Au vu des prestations des Etats-Unis et du Canada, les Américaines vont porter nettement l’étiquette de favorites. Déjà, elles restent sur sept victoires de rang, dont un succès net 5-0, le 10 février dernier à Milan. Surtout, on a vu un vrai collectif d’un côté et de l’autre, une équipe portée uniquement par Marie-Philip Poulin (Montréal Victoire), trois réalisations et une passe en quatre parties. Au niveau du jeu, Team USA, qui reste sur 331 minutes sans encaisser le moindre but (31-1 en six parties / le seul but encaissé a eu lieu lors du premier match contre la Tchéquie à la 29e minute), a montré une meilleure technique et un meilleur coup de patin. Toutefois, les Canadiennes, tenantes du titre, vont s’appuyer donc sur Poulin, la meilleure marqueuse de l’histoire du hockey féminin aux Jeux olympiques (20 réussites), et sur leur orgueil.
Surtout sur un match, elles peuvent sortir la performance de choix pour être sacrées championnes olympiques 2026. « Les Américaines sont favorites. Mais la beauté du hockey fait que chaque partie soit vraiment différente et que tout recommence à 0-0. On est une équipe avec beaucoup de caractère et de résilience. Je sais qu’on va arriver avec beaucoup de fierté, précise la gardienne québécoise Ann-Renée Desbiens (Montréal Victoire). On sait qu’elles ont d’excellentes individualités avec de bonnes habilités. Il faudra leur enlever du temps et de l’espace. D’être dur et physique pour les déranger un maximum. Il faudra aussi qu’on capitalise sur nos opportunités. Amener beaucoup de rondelles au filet et être présentes dans l’enclave. Aller là où cela fait mal. C’est comme ça que tu gagnes une partie de hockey et l’or olympique. » A noter que depuis la création de l’épreuve féminine aux JO, la sélection de Troy Ryan a toujours pris part à la finale (8 sur 8). Elle a notamment battu à quatre reprises les Américaines (2002, 2010, 2014 et 2022) et perdu deux fois contre ces dernières (1998 et 2018). En 2006, la Suède s’est inclinée 4-1.