Après la défaite 4-3 à l’aller, le SC Bern a parfaitement réagi dans le play-in face au HC Bienne. Les Bernois se sont imposés 4-0 à domicile et restent ainsi en course. Surtout, ils ont retrouvé une identité que leur entraîneur Heinz Ehlers estimait perdue lors du premier match. Le technicien danois avait choisi d’ajuster son équipe en renforçant la structure défensive. Le résultat s’est vu immédiatement sur la glace: dès les premières minutes, Berne a mis en place un pressing agressif qui a étouffé les sorties de zone biennoises. Durant le premier tiers, Bienne n’a réussi que deux tirs cadrés. Cette discipline défensive et cette intensité ont posé les bases du succès bernois, même si les buts ne sont arrivés qu’à partir du deuxième tiers.
«C’est incroyable que dans un match qui peut devenir nerveux, nous ayons livré notre meilleure performance de la saison», a résumé Ehlers après la rencontre. Pour lui, l’équipe a retrouvé ce qui faisait historiquement sa force:«C’est le SCB que je connais depuis des années: une équipe désagréable à affronter.» Un symbole de ce réveil bernois a été Tristan Scherwey. Longtemps en difficulté ces derniers mois, l’attaquant de 34 ans a retrouvé de l’impact dans le jeu. Combatif, agressif sur le puck et très présent dans les duels, il a également délivré deux passes décisives. L’un des joueurs emblématiques du club a ainsi rappelé ce qui faisait autrefois sa marque de fabrique: mettre le feu lorsque l’équipe en a besoin. Dans les buts, Adam Reideborn a également joué un rôle clé. Aligné à la place de Sandro Zurkirchen, le Suédois a repoussé les 20 tirs adverses pour signer son cinquième blanchissage de la saison. Le coach bernois n’a pas hésité à prendre des décisions fortes pour provoquer ce sursaut. Les attaquants étrangers Emil Bemström et Mike Sgarbossa ont ainsi été laissés de côté, après une première rencontre jugée décevante. Au final, ce succès 4-0 a montré un SC Bern discipliné, solide et difficile à manœuvrer — exactement le style de jeu que son entraîneur attend de son équipe dans ces matches couperets.
Inquiétude à Rapperswil
Du côté des SC Rapperswil-Jona Lakers, on est conscient que rencontrer ce SCB-là n’est pas une bonne nouvelle. Il ne faudra pas se rater sur le premier duel. Lors du match aller face à Zoug lors du premier tour, l’équipe dirigée par Johan Lundskog a complètement craqué dans le dernier tiers. En l’espace de dix minutes, les Lakers ont encaissé trois buts qui ont finalement fait basculer la rencontre. Et la qualification pour les séries. Le deuxième match n’a pas permis de combler le trou à l’addition des buts des deux matchs.
Pour l’attaquant Dominic Lammer, la première rencontre a été fatale et ce qui s’est passé dans le troisième tiers, «nous devons nous regarder dans le miroir. Cela ne doit absolument pas arriver à ce stade de la compétition», a-t-il regretté. Et c’est justement ce que redoutent beaucoup les Lakers: les erreurs individuelles qui gâchent tout le travail effectué lors de rencontres très équilibrée pendant longtemps. C’est là que Berne se doit de profiter au mieux des errements saint-gallois.






















































