SIERRE – Eva & Chris McSorley: «Ce titre appartient à toute la ville, du président jusqu’aux habitants»

SIERRE – Eva & Chris McSorley: «Ce titre appartient à toute la ville, du président jusqu’aux habitants»

Eva & Chris McSorley - Photo: PH/FFRI
Graben, Sierre
Filippo Frizzi

À la sirène finale, la vieille patinoire de Graben explose dans une longue ovation. Tout le monde se retrouve sur la glace : joueurs, membres du staff, journalistes. Tous… sauf Chris McSorley. L’entraîneur reste un instant en retrait, sur le banc, le regard perdu, comme s’il vivait encore un rêve éveillé. Il finit par descendre, distribue des accolades, échange quelques mots, mais la voix ne suit plus. Puis son regard s’illumine : au loin, il aperçoit son épouse, Eva. Un baiser, quelques photos à deux, et l’émotion prend le dessus.

L’occasion est idéale pour échanger quelques mots avec Eva McSorley. Souriante, en jeans et veste brune floquée du nom de famille dans le dos, elle savoure le moment. «Quelle victoire, quelle ambiance. C’est le fruit d’un travail collectif : les joueurs, le staff, le président, l’entraîneur et bien sûr les supporters », confie-t-elle, encore émue.

Sur la glace, les joueurs sont sous les projecteurs. Mais en coulisses, c’est aussi le coach qui dirige tout. Alors, comment la vie a-t-elle changé entre Genève et Sierre ? «C’est complètement différent. Genève est une ville dynamique, où tout va très vite. À Sierre, et plus largement en Valais, les gens se connaissent, il y a une vraie proximité. L’intégration a été facile, on s’est tout de suite sentis accueillis. Et le vote en faveur de la future Valais Arena montre à quel point la région croit en son avenir sportif», nous avoue-t-elle. Pendant ce temps, Monsieur est appelé par le public du Virage Est, la coupe de champion en main. Avant de rejoindre les supporters, il glisse encore quelques mots, sa femme acquiesce : «Les gars ont réalisé une performance incroyable. Ce sont de vrais guerriers, qui ont tout donné toute la saison. On parle d’une équipe qui a terminé l’hiver avec 108 points et près de cinq buts marqués par match. Ce titre appartient à toute la ville, du président jusqu’aux habitants.»

Puis vient le moment de communion. Les supporters réclament leur entraîneur. Les yeux brillants, il soulève d’abord le trophée seul, avant de le partager avec le président Pierre Berthod, puis avec son épouse. Une image forte. Celle d’un McSorley loin de son image habituelle, plus humain que jamais. Est-ce l’air du Valais, la fondue ou les vignobles ? Difficile à dire. Mais une chose est sûre : à Sierre, la magie a opéré.

Prochains matchs NL
Prochains matchs SL
Prochains matchs MHL
Prochains matchs WL
Prochains matchs U20 Elite

>>>

>>>