Le bilan de l’équipe de Suisse féminine est vite fait après trois matchs: un succès face à la Tchéquie et zéro but marqué contre le Canada et les États-Unis. Dans le match qui opposera ce soir les filles de Colin Müller à la Finlande, la comparaison est facile: les deux sélections ne savent plus marquer. 0-9 pour les Suissesses sur leurs deux derniers matchs, 0-7 pour les Lionnes. « Je pense que nous avons commencé assez fort », a affirmé la capitaine adjointe suisse Kaleigh Quennec. « Nous les avons tenues à 0-0 pendant un certain temps, et il y a eu quelques buts que nous aurions peut-être pu éviter. Mais collectivement, nous avons vraiment créé de l’élan tout au long du match et respecté notre plan de jeu. Ce n’est clairement pas le résultat que nous voulions, mais il y a beaucoup de points positifs à en tirer. » Pas d’allusion aux manquements offensifs de l’équipe. On en attend encore un peu plus d’un duo majeur. Lara Stalder est la meilleure pointeuse de notre championnat et Alina Müller la meilleure buteuse de Boston dans la ligue professionnelle nord-américaine.
La Suisse a pourtant obtenu quelques occasions d’égaliser dans le 1er tiers: Ivana Wey a frappé le poteau avec un tir lointain. « Ce but aurait complètement fait basculer le public de notre côté et aurait probablement déclenché un surplus d’énergie », estime le coach Colin Muller. Mais la gardienne US Gwyneth Philips a été étincelante lors du premier jeu de puissance, s’étirant de tout son long pour priver Rahel Enzler d’un but. Un peu après la quatrième minute de la troisième période, Laura Zimmermann a été privée d’un but par le gant de Philips lors d’une attaque à deux contre un. Nicole Vallerio y voyait tout de même des raisons d’espérer: «Il me semble que je vois l’équipe progresser chaque jour, à chaque match à ce niveau.» Mais elle voit surtout dans les buts manquants la grande différence face aux grosses nations: «Oui, il nous faut mieux capitaliser nos chances, avoir un peu plus confiance. Mais cette confiance, nous l’avons avant d’affronter la Finlande, nous sommes prêtes pour la lutte.»
Et puis, dernier élément important avant le match de ce soir: qui aligner dans les buts? Ce soir et surtout en quart de finale. Qui est la meilleure gardienne ? « Je n’en sais vraiment rien », avoue Colin Muller après le 0-5 contre les États-Unis. Entre Saskia Maurer excellente sur ses deux premiers matchs et la théorique No 1 Andrea Braendli, rassurante hier soir, le dilemme est grand.