SWISS LEAGUE – Bellinzone, l’équipe qui vit en co-loc!

SWISS LEAGUE – Bellinzone, l’équipe qui vit en co-loc!

Nathan Favre - Photo: Marc Mutzner

Qu’ont en commun Connor Hughes, Davide Fadani, Petr Čajka ou Julius Nättinen ? Les Rockets et les Snakes y sont pour quelque chose… Vous n’avez pas encore deviné ? Tous les quatre, avant que leurs carrières respectives ne décollent, sont passés par le Tessin. Pas par la grande porte, à savoir Ambrì Piotta et Lugano, mais par Biasca (Ticino Rockets) et Bellinzone (GDT Snakes). L’idée de base était de donner de l’espace à ces jeunes Tessinois qui – à l’âge des Juniors Elite – n’étaient pas encore prêts pour le grand saut vers la National League. Aujourd’hui, des années plus tard, la formation des Giovani Discatori della Turrita (GDT) est devenue la gare de départ de nombreux jeunes talents prometteurs venant de Genève, Lausanne, Berne, Davos, ainsi que d’Ambrì et de Lugano.

Bellinzona
Filippo Frizzi

Les Snakes sont l’équipe la plus jeune de toute la Swiss League. Il est donc évident que, pour l’entraîneur Nicola Pini, il s’agit d’un défi stimulant. Originaire d’Airolo, âgé de 50 ans et père de deux enfants, il partage son temps entre la glace et la famille.

Nicola, depuis votre première victoire de la saison, l’équipe semble avoir connu une sorte de déclic mental. Ensuite, vous avez obtenu plusieurs grandes satisfactions…
Cette année, il y a une équipe de plus (Arosa), ce qui représente pour nous un adversaire supplémentaire contre lequel nous pouvons rivaliser. Par rapport à l’an dernier, nous avons déjà récolté plus de points que sur l’ensemble du championnat précédent. Au classement, nous sommes là où nous pensions être.

Vous avez battu des adversaires bien classés : quel impact cela a-t-il eu sur le moral de votre jeune troupe ?
Gagner fait du bien au moral, à l’état d’esprit des joueurs et à tout l’environnement. Bien sûr, battre une équipe comme Sierre, par exemple, a été très agréable. L’équipe s’est battue du début à la fin et a obtenu une victoire méritée. Cela peut sembler banal, mais il faut se rappeler que pendant longtemps nous n’avions pas réussi à obtenir trois points. Ce genre de succès reste donc bien gravé dans les mémoires.

Les Snakes sont l’équipe la plus jeune de toute la Swiss League, avec une moyenne d’âge d’un peu plus de 20 ans. Il n’est pas facile de gérer un groupe aussi jeune…
C’est vrai, mais c’est très stimulant. Ces jeunes ont une énorme envie de s’entraîner, de sortir de leur zone de confort et de percer. Ils doivent pouvoir se tromper afin de continuer à essayer de faire mieux chaque jour.

Vous êtes instructeur de sport (avec une spécialisation en hockey sur glace et en tennis) et vous avez donc passé beaucoup de temps à Macolin. Une grande partie des jeunes venant de Suisse alémanique est logée à Bodio, dans une sorte de pension collective…
Une précision s’impose peut-être : il est de plus en plus difficile de trouver des agences immobilières prêtes à louer des appartements pour seulement neuf mois, soit la durée de la saison de Swiss League. Nous avons donc trouvé une solution, grâce à la collaboration avec nos sponsors, en logeant les jeunes à Bodio, où chacun dispose de sa propre chambre ainsi que d’un espace commun. Lorsque j’étudiais moi-même à Macolin, nous vivions aussi en groupe, et cela renforçait fortement l’esprit d’équipe.

Il y a des équipes avec des budgets importants et des joueurs expérimentés : le niveau de la Swiss League a-t-il augmenté ces dernières années ?
Selon moi, oui, surtout depuis l’introduction des six joueurs étrangers en National League. Cela a entraîné un effet en cascade : des joueurs de 28 à 30 ans, donc expérimentés, ne trouvent plus de place en National League. Où vont-ils alors ? Ils rejoignent des clubs de Swiss League capables de leur garantir un salaire respectable. Et au final, c’est toute la ligue qui en profite.

Une dernière provocation : pourquoi y a-t-il de moins en moins de Tessinois chez les GDT Snakes?
Si l’on observe le paysage du hockey junior tessinois, on constate que les équipes U21 et U18 d’Ambrì et de Lugano rencontrent des difficultés. Mais ces équipes aussi comptent sur des joueurs venant du reste du pays. L’an dernier, il y avait des jeunes de Genève ; cette année se sont ajoutés des joueurs de Fribourg, Berne et Bienne. Ce qui est positif, c’est que certaines équipes de Swiss League (comme Sierre et Viège) souhaitent collaborer avec nous afin de faire progresser leurs jeunes.

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