Les ZSC Lions traversent une phase délicate dans cette demi-finale face au HC Davos. Déjà privés de Sven Andrighetto, les Zurichois ont dû encaisser un nouveau coup dur avec la blessure de Jesper Fröden lors de l’acte III. Deux absences de poids qui ont immédiatement pesé sur le rendement offensif, comme en témoigne la défaite 1-0 et le blanchissage signé Sandro Aeschlimann. Pour combler ce vide, le staff a lancé Johan Sundström, qui disputait là ses premières minutes en playoffs sous le maillot zurichois. Mais remplacer un joueur comme Fröden, auteur de quatre points en six matches jusque-là, ne se fait pas sans ajustements. En face, Davos a également procédé à un changement avec l’intégration de Brendan Lemieux à la place de Adam Tambellini.
Dans ce contexte tendu, les Lions cherchent toujours le moyen de faire basculer la série. Et un nom ressort clairement: Chris Baltisberger. Aligné sur la quatrième ligne, le vétéran de 34 ans joue un rôle bien plus important que ne le laisse penser son statut. Buteur à deux reprises lors du premier match, puis auteur du but décisif lors du succès suivant, il s’impose comme un facteur X inattendu dans cette confrontation. Associé à Justin Sigrist et Nicolas Baechler, Baltisberger apporte énergie et impact physique, au point de recevoir les éloges de son entraîneur Marco Bayer, qui souligne l’importance de cette ligne capable de gêner même les meilleurs éléments adverses. Mais derrière ces performances, il y a aussi une réalité moins visible. Jouer sur une quatrième ligne implique souvent un temps de glace limité. Baltisberger ne le cache pas: rester mentalement solide est un défi constant, surtout lorsque les opportunités sont rares.
Malgré les turbulences, Zurich garde des motifs d’espoir. Avec trois buts inscrits par sa quatrième ligne dans cette série, le champion en titre montre qu’il possède encore des ressources.






















































