À Zurich, l’absence de Juho Lammiko pèse lourd, très lourd même. Cette saison, le ZSC a clairement perdu un élément clé de son équilibre offensif: un joueur capable d’amener du volume, de la présence physique et surtout des points quand le jeu se crispe. Le vide laissé par le Finlandais saute aux yeux match après match. Conscient que le marché des étrangers est quasiment à sec, le directeur sportif Sven Leuenberger anticipe déjà la suite. Pour la saison prochaine, Zurich a frappé fort en attirant Malte Strömwall, chipé aux Lakers avec un contrat de deux ans. Le Suédois de 31 ans affiche des statistiques solides en National League: 73 points en 85 matches. Un ailier droit au tir précis, habitué à scorer en Suède comme en Finlande. Mais cette saison, comme beaucoup à Rapperswil, son rendement marque le pas. À Zurich, on espère surtout qu’il comblera le manque criant laissé par Lammiko. À moins que Lammiko décide… de revenir sur les bords de la Limmat. Une alternative pas si saugrenue que cela comme le susurre le Tages Anzeiger.
Pas d’impact
Il est vrai que le inlandais connait un exercice loin d’être flamboyant: 22 matchs et… deux points. Sa dernière prestation? un différentiel de -ç en moins de 11 minutes de jeu lors du naufrage contre les Islanders. Des matchs disputés cette saison, il n’a fini que trois fois avec un +/- positif. Son temps de jeu n’a dépassé que deux fois les 13 minutes, notamment lorsqu’il inscrivit ses deux passes décisives contre Anaheim (+2). Les analyses nord-américaines dressent un constat nuancé. Utilisé principalement dans un rôle de profondeur, l’attaquant finlandais peine à trouver sa place dans le rythme et les exigences tactiques de la NHL actuelle. Sa production offensive reste très faible, ce qui reflète surtout son utilisation et non un rôle de créateur assumé.
Sur le plan technique, les observateurs soulignent un joueur discipliné, fiable sans la rondelle, mais trop peu impactant avec le puck. Lammikko joue simple, sécurise les sorties de zone et respecte la structure, mais manque de vitesse d’exécution et d’agressivité offensive pour peser durablement en zone adverse. Tactiquement, il est vu comme un attaquant de complément, capable de tenir une quatrième ligne ou de dépanner au centre, sans toutefois apporter l’énergie ou la dimension physique attendue à ce poste en NHL. Plusieurs analystes rappellent surtout le contraste avec son rendement en Europe, où il bénéficiait d’un rôle central et de responsabilités offensives. En Amérique du Nord, la transition vers un hockey plus rapide et plus direct semble l’avoir cantonné à un rôle effacé. Un profil utile dans l’ombre, mais dont l’impact reste trop discret pour modifier la hiérarchie ou s’imposer comme un élément clé du dispositif.
