Chris DiDomenico fait des siennes, mais pour une fois pas sur la glace. Laissé dans les tribunes lors du match contre Zoug par Jussi Tapola, le Canadien n’a pas apprécié et pourrait décider de ne plus jouer pour les Léventins, selon nos informations à confirmer toutefois, les intervenants n’ayant pas tous pris position. Une telle décision a aussi été évoquée hier dans le cadre de l’émission de la TSI «La Domenica Sportiva». En ne jouant qu’avec cinq étrangers, et donc sans DiDo, le coach luganais a pris le risque de se mettre définitivement à dos le joueur, mais on sait aussi que le manque de respect des dispositions tactiques du Canadien ne conviennent pas à Tapola. On savait les relations tendues entre les deux hommes, mais la crise éclate au grand jour et semble profonde. Il reste encore deux licences étrangères à disposition de HCAP pour compléter son effectif si DiDomenico ne retrouvait pas sa place dans l’alignement ou quittait le club, chose qui paraissait hautement probable de toute façon puisqu’arrivé en fin de contrat. Voilà qui pourrait arriver plus vite que prévu…
Tapola n’admet aucun écart
Entre le meilleur pointeur de l’équipe, Chris DiDomenico, et son entraîneur Jussi Tapola, le dialogue semble rompu. Plus qu’un simple désaccord, c’est un affrontement de principes qui a éclaté au grand jour – et le fossé paraît aujourd’hui profond. DiDomenico n’a jamais été un joueur formaté. Créatif, instinctif, parfois incontrôlable, il évolue à l’émotion plus qu’au tableau noir. Les structures trop rigides l’étouffent, les consignes strictes le contraignent. Pourtant, dans un effectif aux limites évidentes, son influence reste capitale. À 37 ans, il incarne l’énergie et la révolte, capable d’embraser une rencontre à lui seul. Après des débuts poussifs, il avait retrouvé son efficacité, empilant 14 points sur les dix dernières sorties et redevenant l’âme offensive du groupe. Tapola, lui, prône l’ordre et la responsabilité collective. Pour le technicien finlandais, le rendement individuel n’excuse ni les écarts ni les largesses défensives. L’étincelle couvait depuis quelque temps. Une pénalité inutile contre Lausanne avait déjà crispé les échanges. Puis, face à Davos, les changements trop prolongés et certaines libertés tactiques ont mis le feu aux poudres. Verdict immédiat: banc dès la mi-match. Un message fort, perçu comme une humiliation par l’attaquant, qui aurait quitté la patinoire hors de lui. Le bras de fer est désormais public. À l’approche de la série décisive contre Ajoie, la crise sportive pourrait se transformer en implosion interne.






















































