BIENNE – Petr Cajka: «Peut-être que nous réfléchissons trop»

BIENNE – Petr Cajka: «Peut-être que nous réfléchissons trop»

Patrick Geering stoppé par Petr Cajka- Photo: PostFinance/KEYSTONE/Patrick B. Kraemer
Par Filippo Frizzi

Après être passé par la Suisse italienne, sous les couleurs des Ticino Rockets puis d’Ambri-Piotta, avant une étape à Rapperswil, Petr Cajka (né en 2000) est retourné en République tchèque. Une saison avec le BK Mladá Boleslav lui a permis d’atteindre les playoffs, au terme d’un exercice conclu avec 24 points en 47 matches. Mais la Suisse ne l’avait jamais vraiment quitté : lorsque Bienne l’a courtisé, il n’a pas hésité longtemps avant de faire son retour en terre helvétique. Le 20 décembre, le EHCB battait Genève (3-2) et remettait le couvert en ce début d’année en disposant de Lugano (3-1). Mais est retombé dans ses travers en se faisant blanchir hier à Langnau (4-0). Problème: ça se voit au classement.

Petr, Bienne est actuellement 12e. Vous attendiez-vous à une première moitié de saison aussi compliquée ?
Il est clair que nous ne sommes pas satisfaits de ce que nous avons produit lors des 30 premiers matches. Nous ne sommes pas là où nous voulions être, le classement parle de lui-même. Mais le sport est fait de hauts et de bas. Nous savons qu’il faut passer un cap si nous voulons remonter au classement.

L’été dernier, Damien Brunner et Luca Cunti ont pris leur retraite. Des joueurs d’envergure ne vous manquent-ils pas ? Je pense aussi à Gaëtan Haas, Toni Rajala ou à votre gardien Säteri…
Dans le sport, il faut vivre le présent pour construire l’avenir. J’ai affronté Brunner et Cunti lorsque j’étais à Rapperswil et je sais à quel point avoir des joueurs de ce calibre dans le vestiaire est important. L’équipe a été renouvelée et, pour cette raison, trouver l’équilibre est plus difficile. Parfois, nous avons été la moins bonne équipe sur la glace (comme à Genève ou à Lugano), mais dans d’autres matches, nous avons pris des points contre les équipes de tête.

Lors du dernier match à Lausanne, parv exemple, vous meniez encore avant le troisième tiers, puis vos adversaires ont marqué deux fois. Est-ce un problème de concentration ?
Je ne dirais pas cela. À Lausanne, par exemple, nous avons montré un bon hockey durant les 40 premières minutes. Nous aurions pu mener 3-0 grâce à une double supériorité numérique, mais nous n’avons pas marqué. Ensuite, au troisième tiers, nous n’avons pas réussi à mettre l’intensité nécessaire et les Lausannois se sont imposés.

On a parfois l’impression que Bienne est fragile mentalement, surtout lorsque vous menez au score. Pourquoi ?
Il est difficile de donner une explication “scientifique”. Lorsque nous passons devant, on dirait que nous avons peur de gérer la suite du match. Peut-être que nous réfléchissons trop. Une fois en tête, nous commençons à nous demander comment réagir si le deuxième but ne vient pas. On dégage le puck, on change de ligne, et on subit.

À la Tissot Arena, le panneau “travaux en cours” semble bien en place. À titre personnel, quelle National League avez-vous retrouvée en revenant ?
Un championnat encore plus équilibré qu’il y a deux ans, lorsque je jouais à Rapperswil. Chaque équipe peut battre les 13 autres, ce qui rend la ligue encore plus attractive. À Bienne, je me suis tout de suite senti à l’aise. Le vestiaire m’a bien accueilli et la ville est vraiment belle.

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