JO 2026 – Finale: mettre fin à 46 ans d’attente américaine

JO 2026 – Finale: mettre fin à 46 ans d’attente américaine

Jack Hughes - Photo: Cap/USA Hockey/X
Milan
Laurent Antonioli

Après avoir échoué en 2002 et 2010, les États-Unis vont tenter de remporter l’or olympique pour la troisième de leur histoire. Leur dernier succès remonte à 1980, à domicile, à Lake Placid. De son côté, le Canada va tenter de remporter une quatrième finale pour l’or consécutive, après 2002, 2010 et 2014. Le tournoi des Jeux olympiques de Lake Placid en 1980 est resté dans toutes les mémoires, y compris dans l’histoire du hockey sur glace. Lors de cette édition a eu lieu ce qu’on a surnommé « The Miracle on Ice». Avec une équipe de jeunes universitaires américains, les USA avaient battu la « grande » équipe d’URSS 4-3 le 22 février lors de la phase finale. Ce succès leur avait permis de terminer en tête du classement final avec un point de plus (5) que les Russes (4) et de décrocher le graal suprême. Cet exploit a même été adapté au cinéma à deux reprises.

Depuis cet évènement historique, les Américains n’ont plus remporté la moindre médaille olympique en hockey sur glace masculin. Ils ont même perdu toutes les finales auxquelles ils ont participé. À deux reprises, le bronze leur a échappé : en 1992 à Albertville (1-6) puis en 2014 à Sotchi (0-5 contre la Finlande). Ils ont également échoué deux fois en finale olympique, à chaque fois contre le Canada. En 2002, à Salt Lake City, ils s’étaient inclinés nettement 5-2. Puis en 2010, ils avaient perdu en prolongation après le fameux but de Sidney Crosby qui avait fait exploser la patinoire de Vancouver.

Mais cette année, cela pourrait être la bonne. La formation de Mike Sullivan a montré une grande profondeur de banc. Pour preuve, son meilleur pointeur est un… défenseur : Quinn Hughes, avec sept points. Derrière lui, quatre attaquants comptent six unités : son frère Jack (3 G – 3 A), Auston Matthews (3 G – 3 A), Jack Eichel (2 G – 4 A) et Matthew Tkachuk (6 A). Treize joueurs différents ont déjà trouvé le chemin des filets adverses. De plus, statistiquement, Connor Hellebuyck est pour l’instant le meilleur gardien du tournoi, même s’il n’a pas encore signé de blanchissage. Attention toutefois : il peut parfois se montrer fragile mentalement dans les moments décisifs. On l’a vu à plusieurs reprises en séries éliminatoires en NHL, ainsi qu’en demi-finale contre la Slovaquie, où il était fautif sur le premier but adverse.

Chez leur voisin nord-américain, les Canadiens peuvent-ils remporter une dixième médaille d’or olympique de leur histoire ? En tout cas, ils savent comment faire. Ils n’ont plus perdu un match pour une médaille depuis 1998. Depuis, ils ont décroché l’or à trois reprises et le bronze une fois : d’abord en 2002 aux États-Unis contre Team USA (5-2), puis en 2010 contre ce même adversaire (3-2 ap) et en 2014 à Sotchi contre la Suède (3-0). En 2018, en Corée du Sud, ils avaient remporté le bronze face à la République tchèque (6-4).

La troupe de Jon Cooper pourra compter sur une première ligne en feu composée de Connor McDavid (Edmonton Oliers), Macklin Celebrini (San Jose Sharks) et sans doute Nathan MacKinnon (Colorado Avalanche). C’est en tout cas dans cette configuration que s’est terminé le dernier match contre la Finlande. McDavid (2 G – 11 A) et Celebrini (5 G – 5 A) sont tout simplement les deux meilleurs pointeurs de ces JO. Ce sont d’ailleurs les deux seuls joueurs à avoir atteint la barre des dix points dans cette compétition transalpine. Crosby sera-t-il de la partie ? Touché en quart de finale face à la République tchèque, le centre des Penguins de Pittsburgh possède le talent et l’expérience pour aider son équipe à décrocher la victoire finale à Milan. Capitaine du Canada et membre du « Triple Gold » depuis 2015, il possède l’un des plus beaux palmarès de ce sport : deux titres olympiques (2010, 2014), un championnat du monde en 2015, une Coupe du monde en 2017, un tournoi des 4 nations en 2025, un championnat du monde M20 en 2005 et trois coupes Stanley (2009, 2016, 2017), sans parler des nombreuses distinctions individuelles. Et s’il n’est pas présent, nul doute que ses coéquipiers voudront gagner pour lui. Toutefois, pour mettre de l’or autour de leur cou, les Canadiens devront aussi compter sur Jordan Binnington. Avant et pendant le tournoi, il représentait un point d’interrogation pour de nombreux observateurs. En quatre matches disputés, il affiche une moyenne d’arrêts de 91,36 % et un blanchissage. Certes, le coéquipier de Pius Suter (86.40 % en 32 matches) connaît une saison régulière difficile, mais il reste un gardien capable de se transcender lors des grands rendez-vous, comme il l’a prouvé en 2019 lors de la conquête de la Coupe Stanley avec les Blues, ainsi que l’an dernier lors de la finale de la première Coupe des 4 Nations remportée par son pays.

À noter qu’en cas de victoire finale canadienne, cinq joueurs feraient leur entrée dans le cercle du « Triple Gold » : Brad Marchand, Nathan MacKinnon, Sam Reinhart, Mark Stone et le gardien Darcy Kuemper. Ces deux nations se sont affrontées à 19 reprises aux Jeux olympiques pour un bilan de douze victoires canadiennes, trois matches nuls et quatre succès américains. Leur dernier duel remonte à Pékin 2022, où les États-Unis s’étaient imposés 4-2.

Les treize vainqueurs de la Coupe Stanley dans l’équipe du Canada

Jordan Binnington : 2019
Darcy Kuemper : 2022
Logan Thompson : 2023
Drew Doughty : 2012, 2014
Colton Parayko : 2019
Shea Theodore : 2023
Devon Toews : 2022S
Sam Bennett : 2024, 2025
Sidney Crosby : 2009, 2016, 2017
Nathan MacKinnon : 2022
Brad Marchand : 2011, 2025
Sam Reinhart : 2024, 2025
Tom Wilson : 2018

Les trois vainqueurs de la Coupe Stanley dans l’équipe des États-Unis

Jack Eichel : 2023
Jake Guentzel : 2017
Matthew Tkachuk : 2024, 2025

Prochains matchs NL
Prochains matchs SL
Prochains matchs MHL
Prochains matchs WL
Prochains matchs U20 Elite

>>>

>>>