Après une saison XXL (1er de la saison régulière, finaliste des play-off pour la deuxième année de suite), Lausanne retrouve la Champions Hockey League. Le grand bain européen. Les Lions veulent y briller, même si la compétition est tout sauf une affaire rentable. «C’est une fierté de représenter Lausanne en Europe, de porter nos couleurs à l’extérieur et d’accueillir des clubs étrangers à la Vaudoise aréna. On joue le jeu à fond, même si l’équation économique reste compliquée», lâche Chris Wolf, CEO du LHC, dans les colonnes de 24 Heures.
Car la CHL coûte cher. Très cher. La saison passée : 120’000 francs de pertes, voyages à travers l’Europe oblige. Cette année, rebelote : un «back-to-back» en Scandinavie (Rauma vendredi, Göteborg dimanche) d’entrée de jeu. La prime de départ (60 000 francs) et les bonus éventuels ne suffisent pas. Mais Lausanne refuse de réduire la CHL à un gouffre financier. «C’est aussi une opportunité. On peut tester de nouvelles animations, lancer des produits, créer une fête autour des matches et attirer un public différent», explique Wolf.