LIGUES MINEURES – David Bosson: «Je ne peux pas encore donner d’indices»

LIGUES MINEURES – David Bosson: «Je ne peux pas encore donner d’indices»

David Bosson - Photo: collection privée
Rédaction
Marc Savary

Formé à Fribourg, David Bosson a très tôt baigné dans un environnement qui a façonné son identité de joueur. «J’ai connu sept à huit années formidables à Fribourg», confie-t-il. Un parcours d’autant plus marquant qu’il a d’abord vécu le club en tant que spectateur. «J’allais regarder les matchs quand j’étais petit, puis jouer pour ce logo, c’était vraiment formidable pour moi.» À l’époque déjà, son profil ne passe pas inaperçu. Son ancien entraîneur Pascal Schaller se souvient d’un joueur en avance sur son temps. «Dans son rôle d’ailier, on le comparait au futur Julien Sprunger. C’était un joueur très complet, avec déjà une grosse puissance physique.»

À 15 ans pourtant, Bosson fait le choix de quitter ce cadre pour se confronter à un nouveau défi en rejoignant ZSC Lions. «Je voulais apprendre l’allemand et avoir un nouveau challenge, aller dans le plus grand club de Suisse avec beaucoup de bons joueurs… il fallait faire sa place. J’avais envie de goûter à ça.» Un passage important, tout comme l’influence de certains formateurs. «Pascal Schaller et Nicolas Gauch m’ont beaucoup aidé, dans le jeu mais aussi sur le plan psychologique.»

Son parcours le mène ensuite en Amérique du Nord, où il réalise un objectif de longue date. «Mon rêve, c’était de jouer au Canada.» Il rejoint ainsi les Voltigeurs de Drummondville, dans un contexte compétitif et exigeant. «C’était une très bonne équipe, qui venait d’être championne, avec beaucoup de joueurs qui restaient.» Sur la glace, l’adaptation est immédiate et profonde. «J’ai vraiment dû m’adapter au jeu canadien, avec les petites glaces, et surtout à mon rôle.» Loin de son profil offensif en Suisse, il évolue vers un registre plus physique. «En Suisse, j’étais plutôt un joueur du top 6 qui faisait des points. Là-bas, ils me voulaient comme un power forward.»

Devenir plus dur

Un changement qui implique une transformation dans son jeu. «J’ai dû devenir plus dur, plus intense, finir mes checks.» Un rôle moins visible statistiquement, mais essentiel. «Ce n’est pas forcément celui qui fait le plus de points, mais tu as besoin de ce type de joueur si tu veux aller loin en séries.» Dans un environnement sans concession, il comprend rapidement les règles. «Si tu ne fais pas ce que les coaches attendent, ça devient compliqué de rester.»

Au-delà de l’aspect sportif, l’expérience nord-américaine se révèle aussi exigeante mentalement. «Là-bas, c’est compliqué, tu peux être échangé du jour au lendemain», explique-t-il. Dans ce contexte, la stabilité devient un objectif en soi. «Je voulais y aller, mais aussi y rester.»

Après deux saisons, la suite se dessine plus clairement. «L’objectif, c’est de revenir et de m’établir en National League, faire ma place.» Un cap qui demandera rigueur et préparation. «Mon été va être vraiment important pour être prêt physiquement.»

S’il reste volontairement discret sur son futur immédiat — «je ne peux pas encore donner d’indices» — il avance avec lucidité. «Pour moi, c’est vraiment important de faire mes preuves et me démarquer, puis pour la suite, on verra.» Entouré par «deux très bonnes personnes» au niveau de ses agents, il aborde cette étape avec sérénité.

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