Cinq mois après le Championnat du monde de hockey sur glace 2026 de l’IIHF, les organisateurs ont présenté aujourd’hui le bilan de la compétition disputée du 15 au 31 mai. Avec 30 rencontres à la BCF Arena, dont deux quarts de finale, et quelque 167’000 spectateurs, Fribourg a confirmé sa capacité à accueillir un événement sportif d’envergure. Sur le plan financier, la maîtrise des dépenses constitue l’un des principaux motifs de satisfaction. Les charges ont été ramenées de 7,7 millions de francs, montant initialement présenté au Grand Conseil en 2023, à 5,7 millions. Les organisateurs tablent ainsi sur un léger bénéfice à la clôture des comptes, prévue à la fin de 2026. Certains éléments, notamment liés aux infrastructures, doivent toutefois encore être définitivement chiffrés.
Le Mondial a également permis de développer plusieurs initiatives destinées à laisser une trace durable dans la région. Quelque 10’000 écoliers ont pu assister à des rencontres pour six francs, transports compris. Au centre-ville, le Fribourg Welcome Spot a accueilli 10’000 visiteurs, tandis que la Mini BCF Arena a attiré plus de 25’000 personnes en deux ans. Parmi les réalisations pérennes figure notamment la création d’un vestiaire destiné au sport féminin. Des initiatives éducatives et culturelles complètent cet héritage, avec l’ambition de prolonger les effets de la manifestation bien au-delà des deux semaines de compétition.
Le tourisme profite de l’événement
Les chiffres de fréquentation témoignent également d’un impact touristique significatif. En mai 2026, le canton de Fribourg a enregistré 55’444 nuitées hôtelières, soit une hausse de 13,4 % par rapport à mai 2025. Dans la région de la Sarine, la progression atteint 33,8 %, avec 21’458 nuitées. La manifestation a notamment attiré de nombreux visiteurs tchèques, slovaques et slovènes. Les nuitées réservées via Airbnb ont progressé de 28,5 %, tandis que le HotSpot a servi 5’900 plats. Autant d’indicateurs qui illustrent les retombées de la compétition pour l’économie locale et les acteurs de la restauration.
Le bilan comporte néanmoins des points de vigilance. Une étude qualitative de la Chaire de marketing de l’Université de Fribourg, menée auprès de 335 visiteurs extérieurs, souligne la qualité de l’accueil, l’ambiance et le sentiment de sécurité. Elle relève toutefois que le coût global du séjour, en particulier les prix de l’hébergement et de la restauration, constitue un axe d’amélioration. L’impact climatique représente un autre défi. L’évaluation menée par le secteur Marketing urbain et durabilité de la Ville de Fribourg identifie plusieurs enjeux environnementaux liés à l’organisation de la manifestation. Les éléments communiqués ne permettent toutefois pas, à eux seuls, de quantifier précisément cet impact.

