NATIONAL LEAGUE – Cent septante-cinq contrats arrivent à échéance en 2027

NATIONAL LEAGUE – Cent septante-cinq contrats arrivent à échéance en 2027

Jesse Puljujaervi (GSHC)bet les Bennois Harri Saeteri et Yanick Stampfli - Photo: Laurent Daspres/Freshfocus

Le véritable marché des transferts de National League ne se joue pas uniquement durant cet été 2027. Pour plusieurs clubs, il a déjà commencé… pour l’exercice suivant. La saison 2026/27 à peine sur le point de démarrer, les directeurs sportifs savent qu’ils doivent rapidement se pencher sur une échéance devenue particulièrement importante: le nombre de joueurs dont le contrat arrivera à expiration au printemps prochain. Et derrière cette liste de noms se cachent des choix parfois lourds de conséquences pour l’avenir. Pas moins de 175 situations contractuelles sont appelées à être réglées au printemps 2027, si l’on additionne les joueurs actuellement annoncés en fin de contrat dans les 14 clubs de l’élite. Un chiffre qui donne une idée de l’ampleur du travail qui attend les directeurs sportifs durant les prochains mois.

Il ne s’agit évidemment pas de 175 départs programmés. Une partie de ces joueurs prolongera, certains disposent d’une option pour une saison supplémentaire et d’autres pourraient même changer de club avant le terme de leur engagement. Mais cette photographie du marché permet déjà de mesurer quels clubs auront le plus de décisions à prendre. La situation est particulièrement spectaculaire à Langnau. Les Tigers devront se pencher sur l’avenir de Dario Allenspach, Jérôme Bachofner, Hannes Björnínen, Jonathan Dahlén, Nando Eggenberger, Samuel Erni, Bastian Guggenheim, Santtu Kinnunen, Oskars Lapinskis, Noah Meier, Robin Meyer, Saku Mäenalanen, André Pettersson, Patrick Petrini, Emil Pettersson, Juuso Riikola, Joel Salzgeber, Flavio Schmutz et Matteo Wagner. Autrement dit, presque la moitié d’un contingent peut théoriquement se retrouver sur le marché au même moment. Pour un club qui doit continuellement jongler entre compétitivité immédiate et développement de ses joueurs, la gestion de ces échéances sera déterminante. L’autre cas spectaculaire est celui des SC Rapperswil-Jona Lakers. Ils sont dix-huit: Yannick-Lennart Albrecht, Robin Bisig, Marc Diethelm, Tann Friz, Fabrice Herzog, Valentin Hofer, Jan Hornecker, Nicklas Jensen, Kevin Labanc, Fabian Maier, Lawrence Pilut, Ivars Punnenovs, Benjamin Quinn, Victor Rask, Gian-Marco Wetter et Sandro Zangger sont concernés, tandis que Mauro Dufner et Marlon Graf disposent d’une option. Plusieurs profils importants du contingent figurent donc dans cette liste. Les Lakers devront rapidement déterminer quels joueurs constituent les fondations de leur projet à moyen terme et lesquels pourraient être remplacés.

Et chez les Romands?

Le HC Ajoie se retrouve dans une situation similaire avec 18 contrats arrivant à échéance. Stefano Bottini, Daniel Carr, Christophe Cavalleri, Cole Cormier, Nolan Diem, Kevin Fey, Lilian Garessus, Anttoni Honka, Antoine Keller, Thibault Martin, Julius Nättinen, Valentin Pilet, Louis Robin, Kyen Sopa, Kristian Tanus, Jerry Turkulainen et Tim Wolf sont concernés, tandis que Ludovic Hauser possède une option. Pour le club jurassien, cette échéance représente à la fois un risque et une opportunité: celle de pouvoir remodeler profondément son effectif si certaines aventures ne devaient pas se poursuivre.

Derrière ce trio, Berne et Kloten affichent chacun 15 situations à régler. Côté romand, Genève constitue un autre cas particulièrement intéressant. Treize contrats arrivent à échéance, dont ceux de Robert Mayer, Simon Le Coultre, Jan Rutta, Vili Saarijärvi, Noah Rod, Sakari Manninen, Jesse Puljujärvi, Marco Miranda, Jimmy Vesey, Jason Akeson et Simas Ignatavičius. Jérémie Bérubé et Tristan Lemyre possèdent pour leur part une option. Le GSHC aura donc plusieurs décisions stratégiques à prendre, notamment concernant des joueurs étrangers. A Fribourg, le nombre est moins spectaculaire, mais plusieurs joueurs importants sont concernés. Henrik Borgström, Jacob de la Rose, Benoît Jecker, Patrik Nemeth, Marcus Sörensen ou encore Samuel Walser se retrouveront théoriquement en fin de contrat au printemps. Maximilian Streule dispose d’une option. Chez le champion suisse, la question de la légion étrangère devient cruciale. A Bienne, 11 dossiers sont également ouverts. Toni Rajala, Harri Säteri, Marcus Sylvegård, Joël Vermin, Robin Grossmann ou encore Luca Christen font partie des joueurs concernés. La situation de Rajala sera évidemment suivie de près, compte tenu de son importance historique dans l’organisation seelandaise. À Lausanne, neuf joueurs sont concernés, parmi lesquels Benjamin Bougro, Austin Czarnik, Colin Miller, Sami Niku, Ahti Oksanen, Nils Pasche, Antti Suomela et Nathan Vouardoux. Le LHC a toutefois déjà démontré qu’il entendait travailler très en amont puisque Miles Müller et Manix Landry, actuellement à Ambri-Piotta, sont annoncés pour 2027/28. Cette stratégie illustre parfaitement la nouvelle réalité du marché: les clubs ne peuvent plus attendre que la saison soit terminée pour commencer à préparer la suivante.

A Ambri, onze contrats sont actuellement appelés à arriver à échéance. A Zurich, dix joueurs sont dans leur dernière année contractuelle.

Zoug compte pour sa part 14 situations contractuelles. La prolongation annoncée comme possible de Leonardo Genoni jusqu’en 2028 pourrait déjà retirer l’un des dossiers les plus sensibles de cette liste. A Davos, seuls sept joueurs sont concernés, tandis que le HC Lugano se trouve dans une situation beaucoup plus confortable sur le plan quantitatif, avec seulement quatre contrats arrivant à terme, et travaille déjà notamment autour d’un éventuel retour de Philipp Kurashev et de la situation d’Elvis Merzļikins.

Derrière cette longue liste se cache une question fondamentale pour toutes les organisations: quand faut-il prolonger? Attendre permet d’obtenir davantage d’informations sur la valeur sportive du joueur, mais comporte le risque de le voir augmenter sa cote ou attirer la concurrence. Prolonger tôt offre de la sécurité, mais peut également enfermer un club dans un engagement devenu problématique quelques mois plus tard. La problématique est encore plus sensible pour les joueurs suisses. Leur nombre étant limité, un élément performant qui arrive à l’ultime année de son contrat peut rapidement devenir une cible pour plusieurs concurrents. Pour les jeunes joueurs, la situation est encore différente: une saison de confirmation peut suffire à modifier complètement leur valeur sur le marché. Le risque est donc de perdre un joueur que l’on aurait pu sécuriser quelques mois auparavant à un coût inférieur. Pour les étrangers, le calcul est inverse. Un import performant devient rapidement convoité, mais lui offrir plusieurs années supplémentaires implique de prendre un risque financier et sportif.

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