Ça sent la poudre en demi-finale: le HC Davos et les ZSC Lions se retrouvent pour un choc XXL entre deux poids lourds du hockey suisse, avec une place en finale en jeu. Davos arrive avec le statut de patron de la saison régulière et une qualification maîtrisée face à Zoug, portée par un collectif structuré, discipliné et capable d’imposer un tempo élevé. Mais tout n’a pas été parfait ces dernières semaines, avec quelques passages à vide et une dépendance marquée au jeu d’équipe plutôt qu’à des individualités capables de faire basculer un match à elles seules. En face, Zurich avance avec assurance et sans la moindre égratignure après avoir balayé Lugano. Champion en titre, le «Zett» impressionne par la densité de son effectif, sa rigueur tactique et sa capacité à verrouiller les rencontres, notamment grâce à la présence rassurante de Simon Hrubec dans les buts, tandis que Davos pourra compter sur Sandro Aeschlimann, capable lui aussi de voler une série à lui seul.
Sur le plan offensif, tous les regards se tournent vers Denis Malgin, véritable moteur des Lions et impliqué dans une immense majorité des buts zurichois lors du tour précédent, un rendement impressionnant qui le place au cœur de cette demi-finale. Et puis, les hommes de Marco Bayer ont retrouvé dans leur effectif l’homme qui leur a permis de remporter le titre l’an passé: Juho Lammiko. La grande métamorphose. Sans lui, nous donnerions le HCD grand favori de cette demi-finale.
Sur la forme du moment?
En face, Simon Ryfors répond présent avec le même total de points et incarne la principale arme offensive des Grisons… avec Matej Stransky, l’extra-terrestre volant. Sans forcément faire autant de bruit que certaines stars du championnat, l’attaquant tchèque a livré un exercice solide et régulier. Capable de marquer comme de créer, il a su maintenir une production constante tout au long de la saison, tout en apportant sa puissance physique et son sens du jeu dans les phases clés. En play-off, son impact s’est également fait sentir avec sa capacité à peser sur les défenses adverses, même lorsque l’espace se réduit.
Cette opposition s’annonce d’autant plus indécise que les confrontations directes de la saison régulière ont plutôt souri à Davos, capable de faire déjouer Zurich à plusieurs reprises, même si les derniers duels ont été extrêmement serrés, preuve que l’écart entre les deux équipes reste infime. Tout de jouera peut-être sur la forme du moment. Les deux formations devront toutefois composer avec des absences importantes. Davos a perdu Valentin Nussbaumer pour le reste de la saison après une grave blessure au genou, tandis que Zurich est suspendu aux nouvelles concernant Sven Andrighetto, dont la participation reste incertaine. Malgré ces coups durs, la série promet un affrontement de styles fascinant entre l’intensité collective et le rythme imposé par Davos, et la maîtrise défensive ainsi que la profondeur de banc des Lions. Sur le papier, l’expérience récente et la solidité globale de Zurich lui confèrent un léger avantage, mais Davos s’est révélé tellement dominant cette saison qu’on ne peut non plus exclure une série allant au bout des sept matchs. Dans un classique de cette envergure, la marge est trop mince pour tirer des conclusions hâtives et tout laisse présager une série longue, accrochée et pleine de rebondissements.






















































