Les Sharks de San Jose ont frappé un grand coup en verrouillant l’avenir de Macklin Celebrini. L’attaquant canadien de 20 ans a signé une prolongation de cinq ans d’une valeur totale de 94 millions de dollars, soit un salaire annuel moyen record de 18,8 millions, le plus élevé jamais enregistré dans la NHL. Derrière ce montant spectaculaire se cache toutefois une construction contractuelle particulièrement réfléchie, qui profite autant au joueur qu’à la franchise californienne.
L’entente est massivement chargée en primes à la signature. Lors des trois premières saisons, Celebrini touchera chaque année le maximum de rémunération autorisé par la convention collective pour un contrat signé cet été, soit 20,8 millions de dollars. Ce plafond résulte de la règle limitant la rémunération annuelle à 20 % du plafond salarial en vigueur au moment de la signature. Autrement dit, même si le plafond de la LNH augmentera probablement avant l’entrée en vigueur du contrat en 2027/28, les calculs restent basés sur le plafond actuel. En attendant une augmentation de salaire plus importante, le jeune centre percevra un salaire de base limité à 950’000 dollars lors des deux premières années, puis d’un million de dollars lors des trois suivantes, le reste étant versé sous forme de généreuses primes à la signature.
Sur le plan stratégique, Celebrini renonce à une possibilité de gains encore plus élevés à court terme. En patientant jusqu’au 1er juillet 2027 avant de signer, il aurait pu négocier un contrat calculé sur un plafond salarial estimé à 113,5 millions de dollars, ce qui lui aurait permis d’atteindre environ 22,7 millions de dollars par saison pendant les premières années de l’entente. En contrepartie, il s’assure immédiatement une sécurité financière exceptionnelle et évite toute incertitude liée aux négociations futures.
Pour San Jose, cette prolongation présente également un avantage majeur. En couvrant les dernières années où Celebrini était soumis au statut de joueur autonome avec compensation ainsi qu’une première saison d’autonomie complète, les Sharks éliminent tout risque d’offre hostile dès l’été prochain. Le contrat contient d’ailleurs une clause de non-mouvement lors de sa cinquième et dernière année, la première où le Canadien sera admissible au marché des joueurs autonomes sans compensation. Cette structure permettra néanmoins à Celebrini de tester le marché dès l’âge de 26 ans, un scénario rarement accessible à une vedette de cette envergure.





















































