Pendant plus d’une décennie, Sean Avery s’est bâti une réputation de joueur aussi talentueux que controversé dans la Ligue nationale de hockey. Provocateur, imprévisible et maître dans l’art de déstabiliser ses adversaires, l’ancien ailier des Rangers de New York, des Kings de Los Angeles, des Red Wings de Detroit et des Stars de Dallas semblait destiné à rester l’un des personnages les plus polarisants de l’histoire récente du hockey. Pourtant, plusieurs années après avoir raccroché ses patins, Avery connaît une étonnante seconde carrière : celle d’acteur !
Contrairement à ce que plusieurs pourraient croire, le cinéma n’est pas un simple passe-temps pour l’ancien hockeyeur. Installé à Los Angeles depuis plusieurs années, Sean Avery s’est progressivement rapproché du milieu hollywoodien. Après quelques apparitions à la télévision et dans des émissions de divertissement, il a commencé à décrocher de petits rôles au cinéma. Sa percée est venue grâce au réalisateur Christopher Nolan. Après une brève apparition dans Tenet, Avery a ensuite obtenu un rôle dans Oppenheimer, avant d’être rappelé une troisième fois par Nolan pour The Odyssey. Dans ce nouveau film épique, il incarne Laodamas, un membre de l’équipage d’Ulysse.
Sean Avery affirme que le métier d’acteur lui a appris des leçons qu’il n’avait jamais complètement assimilées pendant sa carrière sportive. Lors d’une récente entrevue, il a confié que travailler sur un plateau de tournage lui avait fait comprendre l’importance de l’esprit d’équipe. Selon lui, chaque membre d’une production, du réalisateur jusqu’aux techniciens, joue un rôle essentiel dans le résultat final, une dynamique qui lui a fait voir le hockey sous un autre angle. Cette nouvelle approche tranche avec l’image du joueur qui adorait provoquer ses rivaux et repousser les limites pour faire gagner son équipe. Même si ses rôles demeurent secondaires, Avery commence à se faire une place dans l’industrie. En plus de ses participations à Tenet, Oppenheimer et The Odyssey, il a également fait des apparitions dans d’autres productions hollywoodiennes, démontrant qu’il ne s’agit plus d’un simple coup de publicité mais bien d’une véritable reconversion.
Le cinéma n’est pas le seul domaine exploré par Avery depuis sa retraite. Il s’est également intéressé à la mode, à la télévision, à la baladodiffusion et même à l’écriture, multipliant les projets créatifs loin de la glace.
À 46 ans, Sean Avery continue ainsi de surprendre. Celui qui était autrefois considéré comme l’un des plus grands agitateurs de la NHL est aujourd’hui davantage reconnu pour ses apparitions sur grand écran que pour ses mises en échec ou ses célèbres provocations. Si personne n’aurait parié sur une carrière à Hollywood au moment où il semait la controverse dans la NHL, Avery prouve qu’une deuxième vie est possible après le sport professionnel. Et à voir les projets auxquels il participe, son aventure cinématographique est peut-être loin d’être terminée.





















































