Une victoire 4-3 en prolongation face à la Tchéquie, c’est toujours bon à prendre. Mais les deux points engrangés ne satisfont pas totalement les joueurs de l’équipe de Suisse qui devront passer par un barrage pour accéder aux quars de finale. Vraisemblablement contre l’Italie ou la France. Michael Fora restait se félicitait d’abord du succès helvétique: «Je suis très heureux qu’on ait pu s’imposer. C’est surtout une belle victoire sur le plan mental. On a bien géré la pression adverse, par moments. On n’a pas arrêté d’attaquer. C’est une victoire méritée à la fin.» Un moment important a semblé être l’égalaisation (1-1) qui a un peu libéré l’équipe: « On a eu beaucoup de chances avant ça, mais cela ne rentrait pas. Par contre, on a continué de pousser. Ca a débloqué tout le monde, c’est vrai. » Et la suite? La clé restait d’abord dans une sorte de discipline collective, non? «Oui, nous devons rester disciplinés, moi le premier. C’est vraiment important de rester à 5 contre 5 contre ce type d’adversaire.»
Un peu plus loin, le Fribourgeois Christoph Bertschy se montrait un peu plus partagé. Points gagnés ou point perdu? « Un peu des deux. On aurait voulu l’emporter après 60 minutes, mais c’est comme ça. De gagner en prolongation, c’est aussi très bien pour le moral. Cela montre qu’on a beaucoup de caractère et qu’on ne lâche rien. (…) On a eu des bonnes phases avant de marquer ce 1-1. Mais c’est vrai que le but égalisateur de Josiarrive dans un bon moment pour nous. Cela nous a donné encore un peu plus d’énergie. C’est sûr que les Tchèques ont mis beaucoup de pression, lors des dix dernières minutes. C’était une bonne équipe en face. » Une équipe face à laquelle il a fallu avoir le sens du sacrifice: « Chacun s’est sacrifié, a bloqué des shoots. Le travail a été également excellent devant la cage pour aider Genoni à voir les pucks. Ce sont plein de petits trucs importants qui ne se voient pas forcément. Par contre, ce sont des choses très importantes pour nous sur le banc. Cela montre l’état d’esprit de cette équipe. » Une équipe soudée comme le fut une nouvelle ligne d’attaque composée de Sandro Schmid, Calvin Thürkauf et Bertschy lui-même. Une ligne 100% helvétique… « Je me suis bien senti. Avec Sandro, on l’habitude de jouer ensemble à Fribourg. Avec Calvin, cela faisait un petit moment qu’on n’avait plus rejoué ensemble. On a eu une bonne alchimie sur la glace. On a fait un bon match. », conclut Bertschy.
Dans un coin de la tête planait aussi une grosse absence, celle de Kevin Fiala (qui a été opéré). Le sélectionneur Patrick Fischer n’a pas pu s’empêcher d’évoquer le sujet: « C’est sûr qu’il y a eu beaucoup d’émotions pour l’équipe avec notamment la blessure de Kevin. Ces dernières heures, Kevin a supporté le groupe avec des vidéos envoyées par message. C’est sûr que nous avons un peu joué pour lui, pour Denis et pour Andrea. C’est le caractère de cette équipe. C’est notre force. Elle est très unie. » Ce qui n’a pas été inutile lors des moments compliqués face aux Tchèques: « C’est important dans notre jeu d’être fort mentalement. D’être résilients. De toujours regarder vers l’avant. D’avoir vu l’adversaire égaliser deux fois et d’avoir toujours trouvé une réponse pour gagner, cela me plait énormément. » Quant à la question de savoir pourquoi Nino Niederreiter n’a pas joué la fin du match… « Non, rien de spécial au niveau de sa santé. J’ai tout simplement décidé de jouer à trois lignes, lors des huit dernières minutes. J’ai juste voulu utiliser des joueurs un peu plus défensifs. »