Avant la rencontre, on connaissait la différence de niveau entre le Canada et la France. Mais, en prendre dix, cela fait mal quand même. «C’est dommage qu’on en prenne autant.10, ça fait mal. C’est l’équipe « star » d’ici. On aurait voulu un score moins lourd», souligne Floran Douay, l’attaquant de l’équipe de France. Par contre, buteur contre la formation à la feuille d’érable, l’ailier du Lausanne HC s’est fait un souvenir pour toute la vie. «Je ne me rends pas encore compte que j’ai marqué contre le Canada. Je suis encore trop dans mon match. C’est sur que ce n’est pas toujours que tu marques contre le Canada aux Jeux olympiques. Surtout en tant que Français. C’est de la fierté, malgré la défaite.»
Du côté d’Enzo Guebey, ce dernier estime tout simplement que c’était trop fort en face. «On a fait de notre mieux, mais la différence de niveau était trop grande. On essaie d’utiliser ce type d’adversaire pour s’améliorer pour le prochain match, qui arrive vite et qui sera important pour nous. C’était vraiment ça la mentalité aujourd’hui.» Pour un arrière, cela doit être compliqué de contrer une telle armada. «Sur 60 minutes, il y a peut-être 55 minutes où ils sont dans notre zone à tourner autour de nous. Pour un défenseur, c’est assez frustrant. En revanche, tu re rends compte de tout le travail qu’il te reste à accomplir quand tu joues face aux meilleurs joueurs au monde. Ce qui est le plus impressionnant, c’est qu’il y a toujours un joueur qui est libre et qui est disponible. Ils sont tout le temps en mouvement. Ils tournent comme des avions et ils sont durs sur le puck. Ils sont toujours en surnombre sur nous. »
Pour le sélectionneur national, Yorick Treille, il faut maintenant se focaliser sur le 8e de finale qui va arriver. «Le score fait mal. On aurait voulu gommer la différence entre les deux équipes et garder plus longtemps un score serré. C’est une grosse machine et quand ça accélère, on n’est pas encore prêt à lire les situations de jeu. Ce n’est pas qu’une question de vitesse de patinage, mais c’est aussi au niveau du cerveau. C’est un apprentissage accéléré pour tous mes joueurs. Ca va nous faire progresser. Cela va nous servir pour ce quatrième match, qui sera couperet. On va tout donner pour continuer à vivre ces JO.»
Dans les rangs canadiens, ce sont trois matches, trois victoires et une place de premier de groupe et une qualification directement pour les quarts de finale. «C’est un bon début pour nous, même si tout n’est pas encore parfait. On a joué dur. On est sur le bon chemin grâce à ces trois victoires. Mais on sait que la suite va devenir de plus en plus difficile. Mais on est prêt pour ça et on devra être encore meilleure pour la suite», relève Nathan MacKinnon, l’attaquant de l’Avalanche du Colorado et de l’équipe du Canada.






















































