Jeux Olympiques (Milan/ITA) – Tour préliminaire
Danemark – Lettonie: 4-2
Milano Rho Ice Hockey, Milan (ITA) – Spect.: 3’983 – Arb.: Furlatt (CAN), Schrader (GER), Brisebois (CAN), Davis (USA) SOG: 21-35
BUTS: 00:23 Olesen (Aagaard) 1-0; 04:54 Aagaard (Olesen, Wejse) 2-0; 16:28 Ehlers (Bjorkstrand, M. Lauridsen) 3-0; 19:44 Zile (Jaks, Tralmaks) 3-1; 26:47 Tralmaks (Zile, Girgensons) 3-2; 57:38 Olesen (O. Lauridsen, Eller) 4-2.
Dans ce groupe C aussi serré qu’annoncé, une certitude émerge: les États-Unis filent vers le laissez-passer. Derrière, c’est la mêlée générale. Grâce à un succès maîtrisé 4-2 contre la Lettonie, le Danemark rejoint l’Allemagne avec une victoire au compteur et relance totalement la course. Les Danois n’ont pas tergiversé. Vingt-trois secondes. C’est le temps qu’il a fallu à Nick Olesen pour refroidir la Lettonie. Pressing agressif, puck gratté en zone offensive, service instantané de Mikkel Aagaard et déviation précise: 1-0 avant même que le match ne respire. Le duo Olesen–Aagaard a remis ça en supériorité numérique. Une action confuse, un puck dévié, et Aagaard qui allume la mèche pour le 2-0 (4e minute). Pas du hockey de dentelle, mais de l’efficacité pure. À 3:32 de la première sirène, le Danemark enfonce le clou. Nikolaj Ehlers orchestre une séquence aussi improbable qu’efficace: relais en périphérie, tir lourd de Markus Lauridsen, déviation acrobatique d’Oliver Bjorkstrand… et Ehlers qui conclut dans la cage béante. 3-0.
La Lettonie refuse de mourir
Mais la Lettonie n’a pas la réputation de plier bagage. On l’avait vue renverser l’Allemagne après avoir été menée. Rebelote, ou presque. À 16 secondes de la fin du premier tiers, Kristaps Zile dévie un tir massif de Janis Jaks dans un trafic monstre. Frederik Andersen, masqué, ne peut rien. 3-1. Le momentum change de camp. Au deuxième tiers, les Lettons pilonnent. Mise au jeu gagnée par Zemgus Girgensons, offrande millimétrée de Zile, et Eduards Tralmaks qui surgit entre deux défenseurs pour réduire à 3-2 (6e minute). Le match bascule dans la tension. Le troisième tiers? Un siège. Douze tirs lettons, des vagues successives, un gardien danois bombardé. Andersen ferme la porte, aidé par ses défenseurs et… les poteaux. À deux minutes trente du terme, Arturs Silovs sort pour un sixième attaquant. Mauvais calcul. Olesen récupère et expédie un tir du poignet longue distance dans la cage vide. 4-2, rideau. Le Danemark, battu la veille par les Américains malgré une prestation courageuse, avait besoin de points. Mission accomplie. Côté letton, la frustration domine. Dans un groupe C toujours aussi indécis derrière l’ogre américain, chaque détail pèse désormais une tonne.
