Jeux Olympiques (Milan/ITA) – Tour préliminaire
États-Unis – Allemagne: 5-1
Miano Santagiuilia Ice Hockey, Milan (ITA) . Spect.: 11’497 – Arb.: Hribik (CZE), McCauley (CAN), Briganti (USA), Murray (USA)- SOG: 37-24
BUTS: 19:51 Werenski (Matthews) 1-0; 23:25 Matthews (Hughes, Tkachuk M. / PP1) 2-0; 37:35 Faber (Tkachuk M., Tkachuk B.) 3-0; 41:55 Thompson (Larkin, Sanderson) 4-0; 46:46 Matthews (Sanderson, Hanifin) 5-0; 51:22 Stützle (Peterka) 5-1.
Milan
Laurent Antonioli
Sous les yeux de Boris Becker, l’Allemagne a plus que résisté dans la première période face aux États-Unis (8-15 aux tirs). Elle a même réussi deux, trois fois à s’approcher de Connor Hellebuyck (Winnipeg Jets), qui défendait la cage américaine ce dimanche soir, mais sans se montrer très dangereuse au final. Toutefois, la rondelle était souvent sous contrôle des Américains et les chances de marquer aussi. A la 10e minute, Jake Guentzel (Tampa Bay Lightning) a vu Maximilian Franzreb (Mannheim, DEL) dévier sa tentative du bout de sa canne. Ce qui a été dur pour les Européens, c’est d’avoir encaissé le 1-0 à neuf secondes de la première pause. A la suite d’une belle transversale d’Auston Matthews (Toronto Maple Leafs), Zach Werenski (Columbus Blue Jackets) a exécuté un lancer parfait juste sur la gauche, à hauteur de la hanche du gardien.
Dans le deuxième tiers, les USA ont continué de maitriser le jeu. A la 22e minute, à 4 contre 5, Dylan Larkin (Detroit Red Wings) a obligé le dernier rempart adverse à sortir sa mitaine. Juste derrière, sortant de la pénalité qu’il avait reçue, Jack Eichel est allé affronter Franzreb et a obtenu deux minutes contre un adversaire. Sur le jeu de puissance suivant, Quinn Hughes (Minnesota Wild) a mis le puck sur la cage et le rebond est revenu involontairement sur Matthews, qui inscrit sa deuxième réalisation dans ce tournoi olympique (2-0). C’est surtout à la 27e minute que les Allemands ont manqué le coche. A 5 contre 4, ils se sont créé quatre possibilités de réduire la marque, mais Helleybuck a sorti notamment une fois sa jambière face à Tim Stützle (Ottawa Senators) et une fois sa mitaine face à Leon Draisaitl (Edmonton Oilers). Surtout qu’à deux minutes de la sirène, le dernier rempart de Mannheim a manqué son intervention et permis à Brock Faber d’inscrire le numéro 3.
En début de troisième période, la formation de Harold Kreis aurait pu inscrire son premier but du match. Mais Stützle, dans un 2 contre 1, n’a pas cadré son envoi. Dans la foulée, Tage Thompson (Buffalo Sabres) a envoyé un missile dans la lucarne gauche (42e / 4-0). A la 47e minute, Matthews a réussi un doublé en réalisant une subtile déviation sur un centre de Jake Sanderson (5-0). A huit minutes de la fin, les Allemands ont inscrit la réussite dite de « l’honneur » via la canne du membre des Senators, qui a trouvé la lucarne droite (5-1).
En s’imposant finalement 5-1, les Etats-Unis n’ont toujours pas réussi à blanchir un adversaire dans cette compétition. Il n’y a que trois équipes qui ont réussi à le faire (la Suisse contre la France (4-0), la Canada contre la République tchèque (5-0) et la Finlande contre l’Italie (11-0). Encore une fois, les Nord-Américains, qui n’ont toujours pas encaissé le moindre but en infériorité numérique, ont démontré une plus grande supériorité que leur adversaire. Mais, comme contre la Lettonie et le Danemark, l’adversité n’a pas été assez forte pour pouvoir vraiment les juger. Toutefois, physiquement et techniquement, cela reste tout de même impressionnant. Ce sont seize goals inscrits en trois parties. Dans les rangs germaniques, sa « vedette » s’est montrée discrète. Trop pour espérer inquiéter une telle équipe. En effet, Draisaitl a été souvent bougé sur le plan physique par les joueurs adverses et très emprunté pour mettre de la vitesse dans son jeu.
