Le décor est planté: la finale oppose Davos à Fribourg-Gottéron, soit le premier contre le deuxième de la saison régulière, le vainqueur de la Coupe Spengler 2025 face à celui de 2024. Autrement dit, un choc au sommet entre les deux équipes les plus solides du hockey suisse cette saison, un duel qui ressemble à une évidence tant ces deux formations dominent depuis l’automne. Au moins au niveau comptable. Dans la station grisonne, le quotidien n’a guère changé. Blasés, les Grisons? Non, sûrs de leurfait et de leur puissance. À Davos, quand les joueurs arrivent à la patinoire, is savent qu’ils entrenet dans l’antre d’un club trente-et-une fois titré et qui n’a paerdu qu’une seule de ses séries face à Fribourg en six confrontations.
Après deux titres consécutifs des Zurich Lions, chaque fois aux dépens de Lausanne, le trône va changer de mains. Les hommes de Josh arrivent l’esprit léger. Sur la question du favori, les Davosiens se montrent évasifs, ils veulent s’éviter toute pression. Et puis, les certitudes s’effacent rapidement. Les confrontations directes de la saison régulière ou les souvenirs du Spengler Cup n’ont finalement que peu de valeur à ce stade. En playoffs, tout se redéfinit. Ce qui compte désormais, c’est la dynamique actuelle, l’efficacité des unités spéciales, l’état physique des joueurs, la confiance collective et les ajustements tactiques. Sur un point au moins, les deux équipes sont à égalité: l’énergie. Après des demi-finales maîtrisées conclues en cinq matchs chacune, Davos (Enzo Corvi, Michael Fora, Valentin Nussbaumer) comme Fribourg ont eu le temps de compenser, récupérer, de soigner les bobos et d’affiner leur plan de jeu.
Davos avance néanmoins avec plusieurs arguments très concrets, les joueurs doivent bien en convenir. D’abord, l’avantage de la glace, loin d’être anodin. Les Grisons ont été quasiment intouchables à domicile cette saison, avec seulement trois défaites en championnat et aucune en playoffs jusqu’ici. Ensuite, il y a Sandro Aeschlimann, tout simplement exceptionnel depuis le début des séries. Avec une efficacité au-dessus des 93% et plusieurs arrêts décisifs dans des moments clés, il a souvent fait basculer des matchs serrés. Dans une finale où chaque détail compte, ce genre de performance peut faire toute la différence.
Autre force majeure du côté davosien: ses joueurs étrangers. Tous disponibles, tous performants, ils constituent un bloc homogène et redoutablement efficace, souvent considéré comme le plus complet de la ligue. À cela s’ajoute une défense impressionnante de régularité depuis des mois, capable de verrouiller les espaces tout en relançant proprement. Même avec quelques incertitudes liées aux blessures (Fora, malgré ses ligaments en mauvais état, pourrait rejouer), la profondeur de l’effectif permet de maintenir un niveau très élevé. Mais Davos ne dépend pas uniquement de ses cadres. Les joueurs suisses ont franchi un cap en playoffs. Des éléments comme Tino Kessler, Yannick Frehner ou Simon Knak se sont imposés comme des facteurs X, capables d’apporter offensivement tout en effectuant un travail défensif précieux. Leurs lignes ont gagné en intensité, en discipline et en efficacité, au point de neutraliser certaines des meilleures individualités adverses. Reste une dimension plus symbolique. Cela fait plus de dix ans que Davos n’a plus soulevé le trophée, nous a rappelé un supporter. Une éternité pour un club de ce standing.






















































