Jiří Sekáč effectue son retour à Prague après treize saisons passées entre la KHL, la NHL et la National League. L’ailier de 33 ans avait porté les couleurs du Sparta pour la dernière fois lors de la saison 2012/2013, disputant 21 matchs dans le cadre d’un prêt en provenance du Lev Prague. Après deux saisons en Amérique du Nord, l’international tchèque a poursuivi sa carrière en Russie, où il a remporté deux Coupes Gagarine et participé aux Jeux olympiques. Depuis cinq ans, il évoluait en Suisse sous les couleurs de Lausanne puis Lugano. Le retour de Sekáč au Sparta avait déjà été envisagé la saison passée, mais des raisons familiales avaient retardé l’opération. Il a livré ses premières impressions sur le site du club tchèque.
Jiri, souhaitiez-vous revenir au pays après douze ans à l’étranger?
Pour être honnête, ce n’est plus seulement une décision qui me concerne moi. J’ai une grande famille et nous avons beaucoup déménagé ces dernières années. En décembre, notre troisième enfant est né, donc le moment semblait parfait pour rentrer à la maison. Je suis très enthousiaste, surtout à l’idée de revenir au Sparta, où j’ai déjà joué.
Lorsque vous jouiez ici la dernière fois, vous partagiez le vestiaire avec Petr Ton ou Jaroslav Hlinka. Beaucoup de choses ont changé…
Si on exclut mon passage avec le Lev, cela fait douze saisons que j’évolue à l’étranger. Celui dont je me souviens le plus, c’est Tomáš Netík, parce qu’on jouait déjà ensemble à Poprad. Je connaissais bien plusieurs gars du Sparta, mais ils étaient plus âgés que moi à l’époque. Aujourd’hui, notre relation sera surtout professionnelle. Chacun a désormais son rôle et ses responsabilités.
Votre retour sera aussi différent parce que vous arrivez dans un autre rôle?
Moi, je me sens toujours jeune! (rires) Mais avec l’expérience, vous comprenez que vous ne pouvez plus foncer partout comme à vingt ans. Je dois être plus responsable et jouer de façon plus mature.
L’Extraliga a aussi beaucoup changé…
Énormément! J’ai hâte de retrouver les partisans du Sparta à l’O2 Arena et l’ambiance du hockey tchèque partout dans le pays. Je suis aussi heureux que ma famille puisse venir me voir plus facilement. Jouer pour le Sparta, c’est spécial pour moi, parce que je suivais déjà ce club quand j’étais enfant. Franchement, je me réjouis énormément. Et puis, l’Extraliga est beaucoup plus physique que le championnat suisse, et ça me manquait.
Vraiment?
J’ai regardé toutes les séries éliminatoires et parfois j’étais bouche bée. Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu un hockey aussi intense. Je regarde les playoffs chaque année, mais cette saison m’a semblé encore plus dure physiquement. En Suisse, j’ai été suspendu plusieurs fois pour des mises en échec qui auraient été considérées normales dans les séries tchèques. Pourtant, ce n’était rien d’extrême. Donc oui, j’ai hâte de retrouver ce style de jeu.
Souhaitez-vous que cela devienne votre marque de fabrique au Sparta?
Je pense pouvoir apporter dans tous les aspects du jeu. Je ne veux pas seulement être un joueur physique ou agressif, mais aussi contribuer offensivement. Je veux transmettre tout ce que j’ai appris au fil des années et être un joueur complet.
Le retour au pays est-il aussi motivant parce que votre famille et vos amis pourront davantage vous voir jouer…
Oui, clairement. C’est une motivation énorme que j’avais un peu perdue ces dernières années. Mon père venait parfois me voir, mais la Suisse ne l’attirait pas forcément beaucoup. Maintenant, savoir que ma famille et mes amis seront dans les gradins me pousse encore davantage.
Vous êtes originaire de Kladno, donc cela doit faire plaisir de revenir près de chez vous…
Attention, je ne suis pas de Kladno! Cette histoire me suit depuis toute ma carrière, mais je ne sais même pas d’où ça vient. (rires) Je suis né à Aš, j’ai grandi hockeyistiquement à Mariánské Lázně et je suis arrivé à Kladno seulement plus tard.
Mais vous êtes heureux de retrouver Prague?
Avec ma famille, nous avons nos attaches près de Kladno, donc nous passions déjà tous nos étés autour de Prague. Nous avons vécu dans de très beaux endroits en Suisse, mais honnêtement, aucune de ces villes n’arrive au niveau de Prague. C’est une ville magnifique. Peut-être différemment, sous un autre angle, mais quand le soleil brille sur Prague, c’est difficile de faire plus beau! (sourire)






















































