Dimanche 17 mai 2026
Zéro pointé pour l’Allemagne
Battue 2-0 par la Lettonie à Zurich, la sélection de Harold Kreis enchaîne une deuxième défaite en autant de rencontres et se retrouve sous pression très tôt dans le tournoi. Pourtant, les Allemands n’avaient pas démarré la compétition sans ambition. Les conséquences sont déjà lourdes au classement. Après deux matches, l’Allemagne ferme la marche avec aucun point et un bilan offensif très maigre. À la veille de défier la Suisse, l’équipe allemande arrive donc avec une urgence: réagir immédiatement pour éviter que le tournoi ne se complique encore davantage.
Une Finlande presque familiale
Deux matches, deux victoires et une atmosphère qui respire la sérénité. L’attention autour d’Alexander Barkov est forte en raison de son retour après une longue blessure qui avait complètement ruiné sa saison NHL. Et l’intéressé lui-même ne cache pas son enthousiasme: «C’est incroyable. Je ne peux même pas décrire à quel point c’est génial», explique le joueur de 30 ans après la victoire face à l’Allemagne. Sa dernière participation à un Mondial remontait à 2016.
«Je n’avais jamais vraiment eu l’occasion de revenir depuis. Mais cette fois, j’étais totalement guéri, totalement prêt à jouer et je suis vraiment reconnaissant d’avoir cette chance de représenter la Finlande.»
Son coéquipier Anton Lundell, médaillé d’argent en 2021, profite lui aussi pleinement de l’aventure: «On se sent bien. Les Finlandais jouent toujours ensemble, jouent comme une équipe. On n’abandonne jamais. Nous sommes amis et cette alchimie est quelque chose que nous construisons depuis longtemps, car nous nous connaissons depuis très jeunes.»
La modestie paie
La Norvège a signé son premier succès dans ce Championnat du monde avec une démonstration maîtrisée face à la Slovénie. À Fribourg, les Scandinaves se sont imposés 4-0 grâce à un homme au-dessus du lot: Jacob Berglund qui a inscrit trois buts consécutifs: «Le hockey est parfois drôle. J’ai bénéficié de quelques rebonds favorables. Sur l’échappée aussi, j’ai eu de la réussite quand le gardien s’est retrouvé assis sur le puck et l’a poussé lui-même dans son but. Parfois, c’est simplement une question de chance.» Et modeste, en plus!
Cadieux a bien dormi
Il y a des options tactiques non-réfléchies qui paient. C’est ce que Jan Cadieux, le coach de l’équipe de Suisse s’est dit en s’endormant hier. Son feeling a été payant. Face à la Lettonie, le tournant du match n’est pas venu d’un schéma longuement préparé ou d’une stratégie travaillée pendant des heures. Il est né d’une décision prise sur le banc, dans l’instant. Lorsque Damien Riat a inscrit le but du 2-1 en supériorité numérique, l’attaquant n’aurait pas dû être sur la glace. Cadieux n’était tout simplement pas satisfait de ce qu’il avait vu jusque-là. «Je n’en étais pas content. Entre celui de vendredi contre les États-Unis et les deux premiers contre la Lettonie, je voulais changer quelque chose. Juste avant qu’ils sautent sur la glace, j’ai décidé de mélanger les choses et j’ai été satisfait de la réaction.» Le résultat a été immédiat: quelques instants plus tard, Riat faisait trembler les filets et validait le choix du staff.






















































