Le hockey suisse rêve d’un scénario historique. Portée par une ambiance électrique à Zurich, la sélection helvétique a démarré son Mondial 2026 avec un message fort: battre les champions du monde en titre américains 3-1 dès l’entrée en scène. Dans une Swiss Life Arena pleine à craquer, l’ambiance a rapidement pris des allures de soirée exceptionnelle. Les «Hopp Schwiiz!» descendus des tribunes ont accompagné les joueurs tout au long de la rencontre et transformé l’enceinte zurichoise en véritable chaudron. Pour plusieurs internationaux, cette édition à domicile possède une dimension particulière. Calvin Thürkauf, qui a grandi à Zoug, savoure surtout la présence de ses proches dans les gradins. «Vous aimez faire ça pour votre famille et vos amis! Nous sommes très heureux de pouvoir compter sur eux, sur nos proches, nos épouses et nos copines. On espère maintenant profiter au maximum de ce tournoi.»
Même émotion du côté de Nico Hischier. Le capitaine des Devils avait découvert le dernier Championnat du monde organisé en Suisse en simple spectateur. En 2009, il n’était qu’un enfant passionné de hockey. «Je regardais les matches à la télévision et j’avais aussi assisté à quelques rencontres à Berne. C’était quelque chose de spécial. Aujourd’hui, vivre cela comme joueur est encore différent.» L’attaquant suisse n’a pas caché non plus que les deux dernières finales perdues laissaient encore quelques traces. La défaite contre les États-Unis en finale un an plus tôt reste notamment présente dans les mémoires. «Évidemment que ça fait encore un peu mal. Mais c’est un nouveau tournoi. Les États-Unis possèdent toujours une excellente équipe et commencer par une victoire contre eux reste important.»
«Tout le monde devient fou» (Bertschy)
S’il existe un joueur capable de mesurer l’évolution du hockey suisse, c’est Roman Josi. Le défenseur de Nashville est aujourd’hui le seul membre de l’effectif à avoir disputé le Mondial organisé en Suisse en 2009. «C’était mon premier Championnat du monde, donc c’était quelque chose de très particulier. Le vivre à domicile rendait l’expérience encore plus incroyable.» Le capitaine suisse a également rendu hommage aux joueurs qui ont ouvert la voie avant cette génération. «Mathias Seger était un capitaine exceptionnel. Il y a eu tellement de grands leaders avant nous comme Mark Streit, Ivo Rüthemann, Martin Plüss ou Andres Ambühl. Ils ont posé les bases et nous essayons simplement de poursuivre leur travail.» Car la Suisse ne nourrit plus les mêmes ambitions qu’il y a quinze ans. À l’époque, atteindre les quarts de finale représentait déjà une réussite. Désormais, l’objectif est clair: jouer les premiers rôles.
Christoph Bertschy, récent champion suisse avec Fribourg-Gottéron, a lui aussi insisté sur l’impact du public. «Il y a toujours énormément de supporters suisses partout où nous jouons. Mais à domicile, c’est un niveau totalement différent. Quand on entre sur la glace et que tout le monde devient fou après un but, ça donne des frissons.» Le parcours reste encore long, mais une chose apparaît évidente: cette Suisse possède aujourd’hui une vraie occasion d’écrire l’une des plus belles pages de son histoire. Et si l’or venait à arriver à domicile, le pays pourrait vivre une célébration dont on parlerait encore longtemps.
(Source: iihf.com)






















































