NHL – ATTILIO BIASCA (Boston): «C’est là que l’on marque. C’est là que ça fait mal, mais c’est là qu’on est payé»

NHL – ATTILIO BIASCA (Boston): «C’est là que l’on marque. C’est là que ça fait mal, mais c’est là qu’on est payé»

Attilio BIasca - Photo: Cap/MySports/YouTube/IA

Il avait sept ans lorsqu’il s’est retrouvé face à la Coupe Stanley. Quinze ans plus tard, Attilio Biasca appartient désormais à l’organisation qui avait présenté ce trophée à ses yeux d’enfant. L’histoire remonte à l’été 2011, à Sternberk, en République tchèque. Sous une tente balayée par une pluie intense, David Krejci présente alors la Coupe Stanley, quelques semaines après l’avoir remportée avec les Boston Bruins. Dans la file, un jeune Attilio attend son tour avec sa mère, originaire de la région. «C’était à peu près au moment où j’ai commencé à jouer, donc c’était un énorme moment de voir ça», se souvient le Suisse devant notre confrère du site internet des Bruins.. Sa mère lui avait alors lancé : «Tu vas toucher la Coupe !» Mais le jeune Biasca avait refusé. «Je lui ai dit : non, non, non, je ne vais pas la toucher. C’était une super expérience.»

Le clin d’œil est désormais évident. Quinze ans après cette rencontre avec Krejci, Biasca a signé avec les Bruins un contrat de deux ans, pour un impact annuel de 980’000 dollars sur le plafond salarial. «C’était incroyable. Tout est allé très vite. C’était toujours une équipe que je regardais, et c’est vraiment spécial d’avoir signé ici et d’avoir cette opportunité», explique-t-il. Le parcours du Zougois de 23 ans n’a pourtant rien eu d’un long fleuve tranquille. Après trois saisons avec les Halifax Mooseheads en LHJMQ, il est revenu en Suisse, où il a porté les couleurs du EV Zug avant de rejoindre Fribourg-Gottéron. La saison dernière, Biasca a inscrit 15 buts et 12 assists en 45 rencontres, avec un différentiel de +20. Deuxième meilleur buteur des Dragons, il a participé au premier titre de champion de Suisse de l’histoire du club. «J’ai connu des années très difficiles, mais aussi de bonnes années. Tout cela vous fait grandir en tant que personne et en tant que joueur», souligne-t-il.

Quelques semaines avant de signer à Boston, Biasca avait également découvert une autre dimension du hockey international avec la Suisse. Au Mondial 2026, il a décroché la médaille d’argent et partagé notamment la glace avec Nico Hischier et Timo Meier. «C’était incroyable. Avant tout, ce sont de super gars», raconte-t-il. Après des débuts avec peu de temps de jeu, les deux stars suisses sont venues lui parler. «Ils m’ont dit : “Tu vas jouer. Ne t’inquiète pas.” Cela montre simplement à quel point ils sont humbles.» L’expérience lui a fait du bien. «Nous avions une très bonne alchimie et ils m’ont beaucoup aidé. Ils m’ont fait confiance pour simplement jouer mon jeu. Cela m’a vraiment aidé et m’a donné de la confiance.»

Un premier message envoyé à Boston

Installé à Boston depuis environ deux semaines, Biasca a découvert la ville et les installations des Bruins avant le début du camp des recrues. «J’ai un peu découvert la ville, je me suis habitué aux installations et j’ai rencontré toutes les personnes très sympathiques», raconte-t-il. «J’ai aussi quelques gars, notamment des Allemands, avec qui je peux parler. C’est vraiment sympa.» Sur la glace, Biasca n’a pas tardé à se faire remarquer. Opposé aux espoirs des Buffalo Sabres, Boston s’est imposé 6-2. Biasca avait lancé les Bruins sur la bonne voie en ouvrant la marque dès le premier tiers. L’entraîneur Trent Whitfield a apprécié : «Il a réalisé une très bonne journée» et «il veut vraiment faire bonne impression ici».

Pour convaincre définitivement les Bruins, Biasca sait exactement ce qu’il doit apporter. «Un jeu agressif. Je suis un patineur rapide. J’aime battre les gars à l’extérieur, mais je suis vraiment un joueur d’intérieur», décrit-il. Et surtout, il ne compte pas fuir les zones dangereuses. «J’aime marquer depuis l’intérieur, inscrire des buts importants. Je l’ai fait l’année dernière. Je sais comment faire la différence et c’est ce que je vais apporter ici.» Son credo est limpide : «C’est là que l’on marque. C’est là que ça fait mal, mais c’est là qu’on est payé. C’est l’endroit où il faut être. J’aime me battre dans cette zone et y jouer.»

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